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Tu ne tueras point (2016) – 7.5/10



Tu ne tueras point

Réalisé par Mel Gibson

Avec Andrew Garfield, Sam Worthington, Vince Vaughn
Pays:   Australie,   États-Unis
Genres : Drame, Histoire, Guerre
Durée : 2 h 11 min
Année de production : 2016
7.5/10

Après quelques frasques à Hollywood, Mel Gibson revient à la réalisation avec Tu ne tueras point, le film de la rédemption pour le cinéaste!

Ce biopic héroïque commence de façon très mielleuse, parfois désuète avec une histoire d’amour qui semble bien fade et idéaliste. Une introduction qui laisse entrevoir les obsessions christiques de Mel Gibson mais pas nécessairement la noirceur du terrain dans lequel il va se confronter.

Desmond Doss joliment joué par Andrew Garfield, ira de son pouvoir de persuasion pour sauver son prochain, pleinement convaincu par ses valeurs et principes, incomprises par certain. Tout comme ce héros en herbe, le spectateur va rapidement se retrouver dans l’enfer du Pacifique. Soudain et violent, l’idéaliste pacifiste va vite se confronter à l’ultra-violence de la guerre. Ca envoie du lourd, c’est saignant à point, nous rappelant le débarquement du chef-d’œuvre de Steven Spielberg.

Si le réalisateur nous invite à adopter le point de vue d’un homme qui décide, envers et contre tous, de rester fidèle à ses principes, il n’oubliera pas de montrer les morbides combats d’une guerre sans merci, sans foncièrement prendre parti pour un des deux camps. Mel Gibson ne se censurera pas en dévoilant des images marquantes tout aussi esthétiques que glaçantes. La photographie rend grâce aux images. Nous sommes pleinement ancrées dans les tranchées à tenter de vouloir se protéger des balles qui fusent!

Andrew Garfield ira de son œil larmoyant titiller l’émotion du spectateur. L’héroïsme de l’homme fait bascule avec la noirceur de la guerre. Les scènes au bord du ravin sont captivantes. Les cordées « de la survie » sont spectaculaires étant la seule issue possible pour les soldats. Le contraste est brutal, comment des hommes peuvent se faire exploser la gueule pendant que d’autres essayent de sauver son prochain? Tout est une question de conviction, profondément marqué par la foi du réalisateur. Un film tout aussi contrasté qu’émouvant, il n’en fallait pas moins pour oublier la taciturne introduction.

Un film coup de poing entre conviction pacifiste et sombre violence d’une lacérante guerre. Une déflagration d’images poignantes, terrifiantes et fascinantes adoucies par la foi d’un homme qui tente de conserver ses valeurs christiques. Amen!

Amazing Spiderman 2: le destin d’un héros (The) (2014) – 5.5/10



The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros
Réalisé par Marc Webb

Avec Andrew Garfield, Emma Stone, Jamie Foxx
Pays :  États-Unis
Genres : Action, Aventure, Fantastique
Durée : 2 h 22 min
Année de production : 2014
5.5/10

Je n’attendais absolument rien de cette suite, du reboot de la trilogie. Même si le premier Amazing m’avait franchement ennuyé en reprenant la même genèse que le film de Raimi, il y avait une chose positive que j’avais souligné en la personne du lézard, un grand méchant inédit et mythique dans la mythologie de l’homme araignée.

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps aux scénaristes pour retomber dans la facilité avec du « déjà vu » en  nous ressortant le Bouffon Vert. Heureusement, il sera accompagné de deux autres méchants, Electro et Rhino. Alors pour ce dernier c’est une bonne blague, parce que premièrement dans le comics c’est un personnage/monstre et non une machine (à moins qu’on y découvre la fusion plus tard) et que deuxièmement il ne fera qu’une apparition en fin de film, certes splendide digne d’un diorama, mais trop courte, juste de quoi teaser le troisième film.

Pour Electro, la blague continue. Un acteur noir, histoire d’avoir le quota, qui reprend le personnage du comics sans jamais lui ressembler, que ce soit sur son physique, sa nature ou sur son costume. Il est le personnage le plus complet, on y découvre sa transformation et sa psychologie petit à petit que l’intrigue se dévoile. Il est juste dommage de le voir finalement expédié très vite sans aucun retour. Son design est franchement très médiocre, c’est limite moche, en plus de ne pas être ressemblant au personnage original de Maxwell Dillon.

Reste le « retour » du bouffon vert, enfin sa venu vu qu’on n’est pas censé le connaitre. Alors là c’est foutage de gueule monumental. Il arrive comme un cheveux sur la soupe et reste insipide. Seul son look se calque mieux aux comics. Son père est totalement inexistant, lui qui avait eu un rôle bien imposant dans le premier film de Raimi. Et puis niveau crédibilité ça ne cherche pas à l’être. Alors qu’il découvre son costume et son surf volant dans une vitrine, rien ne l’effraie, il ne cherche pas à comprendre sa destiné ou son but, quelques minutes plus tard il est le bouffon vert aux commandes de cet engin futuriste. Et là encore après une scène, c’est expédié.

Andrew Garfield correct au début devient bien agaçant dans son rôle de Peter Parker. Et on est bon à se le coller encore pour les prochains épisodes. Et si les producteurs continent dans cette inspiration, ils vont nous balancer du Dr Octopus ou du Venom. Gwen Stacy on en parle même pas tellement sa teneur est faible, seul son unique plan est marquant, on en regretterait presque Mary Jane.

Il est juste dommage que le réalisateur se cantonne trop aux méchants, la brèche ouverte sur les parents de Peter était intéressante et aurait mérité d’avoir un peu plus de poids pour la suite. Niveau FX vu le budget on ne va pas trop en dire du mal, même si parfois ca parait brouillon sur certains plans avec une multitude de détails parfois trop nombreux, surtout pour les scènes de nuit.

Au final, si je devais comparer au précédent film j’ai quand même pris plus plaisir (si on peut dire ça comme ça), car même si y a du super-méchants déjà vus ou vite expédiés, ce n’est pas trop téléphoné/pompé, on n’a pas que des scènes identiques aux originaux. On a l’impression au moins de vivre une nouvelle aventure même si l’idée d’être « Amazing » est totalement idiote.

Amazing Spiderman (The) (2012) – 4.25/10



The Amazing Spider-Man
Réalisé par Marc Webb

Avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans
Pays :  États-Unis
Genres : Action, Aventure, Fantastique
Durée : 2 h 17 min
Année de production : 2012
4.25/10

Faire un remake d’une saga qui a tout juste 10 ans c’est très con, mais en plus quand on sait que la trilogie originale de Sam Raimi est aussi réussie visuellement que scénaristiquement c’est franchement se tirer une balle dans le pied de la part de chez Sony. Alors c’est pas un grand risque pour eux quand on vogue sur la vague du super-héros tendance (au capital sympathie élevé) en combinaison bleu et rouge avec en plus un coté teenager. Mais c’est inutile et c’est jeter 260 millions d’€ dans un film qui n’a aucune saveur et surtout aucune originalité. Le seul truc de bien c’est les vues subjective en plein vole du héros, le spectateur partage un peu du rêve par cette envolée de super-héros.

Si Spiderman premier du nom n’existait pas on aurait découvert un film sympathique qui aurait touché son 6/10 assez facilement. Mais là franchement refaire ce qu’on a déjà vu et en moins bien, ca passe sous la moyenne facile. Marc Webb, même si il peut se venter d’être plus fidèle au comics que Sam Raimi, il n’empêche que la trame est très similaire et que le remake n’apporte rien d’intéressant sur ce pointillisme qui fera plaisir qu’à Stan Lee. Se coller plus d’une heure de film sur la genèse de Spiderman et la tumultueuse vie pourri de Peter Parker, alors qu’on a déjà vu la même chose à quelques plans près y a quelques années c’est chiant.

L’acteur en lui-même est pas mal, même si trop alèse dans son corps pour jouer Peter Parker, nous laisse un assez bon ressenti. Son costume est bien retravaillé laissant apparaitre les aspérités et les textures à l’écran. Sa tante, Sally Field et son oncle Martin Sheen sont les acteurs idéaux pour jouer leur rôle, ils sont remarquables et comme je l’imaginais dans le comics. Malheureusement la mort (c’est un secret pour personne) de l’oncle Ben reste moins touchante que l’original et la culpabilité de Peter n’est pas assez mise en avant.

Heureusement dans le remake on se tape pas un grand méchant déjà vu dans une adaptation précédente. Webb ne se resservira pas des méchants comme les doublons de Batman avec Le joker, Catwoman ou Double face. Et c’est dans son intérêt vu que le bouffon vert, le docteur Octopus et Venom déchirait tout ! Ici on est face au Lézard. Personne bien moins bien amené qu’un homme de sable, sacrément dégueulasse au niveau des CGI et plus que dispensable niveau confrontation. La seule scène valable est balancé dans la bande-annonce, le personnage est creux, et n’à aucun charisme (en plus d’être moche au niveau design).

Mary-Jane Watson est absente du film, et bizarrement on s’en fout. Gwen Stacy interprété par Emma Stone prend le pas sur l’héroïne mais franchement bien moins convaincante que la sulfureuse Bryce Dallas Howard.

Alors en tant que film isolé c’est très moyen (6), mais en tant que remake d’une saga déjà réussie et qui n’a pas besoin d’etre reprise se film est limite une purge (3). Divertissant pour la next génération trop immature pour visionner un film de 2002 et qui arrivera quand même à mettre en route la « Ca$h machine » de chez Sony, c’est triste.

L’araignée vient de tisser une nouvelle toile et on espère qu’elle saura tirer partie de ses erreurs pour son deuxième volet. De toute façon les super-héros passeront tous par la case remake, ca fait longtemps que cela a commencer (Batman, Superman…) et c’est dommage avec le nombre de personnage Marvel et DC Comics de voir que le monde tourne autour que de certain grand nom du comics. Enfin ici on regrette déjà Raimi!

Social Network (The) (2010) – 7.75/10



Comment gagner un tout petit peu d’argent en créant Facebook?

The Social Network
Réalisé par David Fincher

Avec Jesse Eisenberg, Andrew Garfield, Justin Timberlake
Pays :  États-Unis
Genres : Drame
Durée : 2 h 00 min
Année de production : 2010
7.75/10

Lorsque le projet du film a été lancé, beaucoup on sourit, moi le premier. Et il est vrai qu’il est difficile de se lancer dans une biographie d’un évènement aussi récent que la création de Facebook, qui finalement est un évènement mineur dans notre société même si bien développé en si peu de temps. Et finalement, David Fincher s’en sort bien en terme de réalisation, même si y a rien de révolutionnaire d’alterner des moments de la vie d’étudiants et quelques scènes incroyables sur la création de « code source » informatique. Le second attrait est sans conteste le portrait de Mark Zuckerberg, génie à la fois touchant et insupportable. Le choix d’avoir intégré les procès où il fut accusé est une bonne idée scénaristique qui permet des retours en arrière dans le passé, évitant une narration (vu qu’il y a que du dialogue) trop linéaire.

Le film est centré sur Mark Zuckerberg, co-fondateur de facebook et malheureusement ce film documentaire deviendra plaisant essentiellement si vous faites partie des 500 millions de membres de Facebook. Si facebook est inconnu pour vous, le film vous sera totalement inutile, vous parlera pas et vous trouverez ça futile.

En tout cas, les acteurs sont crédibles, même si Justin Timberlake à son image de chanteur qui lui colle à la peau et en devient un poil agaçant – surtout par sa venue d’opportuniste. Jesse Eisenberg est excellent dans son rôle même si je connais pas personnellement Mark Zuckerberg. En tout cas, (rien à voir avec le film) ca dégoute bien (disons qu’on voudrait bien que ça nous arrive) de voir finalement qu’avec une simple idée, un peu d’ambition qu’on puisse devenir la plus jeune fortune du monde, et que même si dans 5 ans Facebook disparaitra, sa vie et son statut est déjà bien tracé. Les chiffres à la fin du film voutent le tournis! Il a joué les bons numéros à son propre loto. C’est beau, ca existe encore le rêve Américain même si ca me dépasse au vu de l’ampleur!

A quand la nouvelle révolution BoM avec un nouveau concept sur le cinéma?