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BGG: Le bon gros géant (Le) (2016) – 4/10



Le BGG : Le Bon Gros Géant

Réalisé par Steven Spielberg

Avec Ruby Barnhill, Mark Rylance, Rebecca Hall
Pays:   Canada,   États-Unis,   Royaume-Uni
Genres : Aventure, Familial, Fantastique
Durée : 1 h 55 min
Année de production : 2016
4/10

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51sIKtuuROL._SX342_.jpgAdapté du livre éponyme de Roald Dah (Charlie et la chocolaterie, James et la pèche géante…), qui plus est, réalisé par Steven Spielberg, il y avait de quoi faire saliver plus d’un cinéphile! Malheureusement, c’est une véritable déception qui nous envahit tellement l’œuvre est pauvre, enfantine et sans âme. Étonnant de la part de Spielberg, mais le constat est pourtant bien là! Oubliant la magie, le cinéaste aux 70 bougies aurait-il perdu son âme d’enfant?

Avec son rythme inégal, il est difficile d’adhérer à l’œuvre tant elle nous inspire pas. Bien que les décors soient très beaux, les géants et beaucoup d’insertions numériques sont trop synthétiques. L’animation des colosses ainsi que les textures sont sans vie et pas toujours gracieuses, surtout pour le BBG, le personnage principal. Sa gentillesse transperce l’écran mais l’émerveillement et l’émotion ne nous transcendent pas. Spielberg est un formidable conteur pour enfants mais livre ici une copie très appliquée et très lisse d’une œuvre finalement oubliable.

Le dénouement ubuesque du film est terne. Les prises de décisions alambiquées, comme si la reine d’Angleterre irait porter secours à des géants sans en comprendre les conséquences. La scène des pets chez la reine est embarrassante, on aurait eu envie de rire, mais venant de Spielberg on est rapidement consterné par la faiblesse des propos.

Deuxième plus gros budget de la filmographie du cinéaste, les 140 M$ le pousseront immanquablement à l’échec commercial. Sous ses allures de Pôle express de son pote Zemeckis, le BGG est loin de nous émerveiller, même si on appréciera quelques scènes sublimant la magie du monde des géants. D’ailleurs, si on adhère peu au graphisme du héros, ses robustes et brutes compatriotes sont presque plus passionnant à suivre par le fait qu’il anime un peu plus l’intrigue que ce doux et vieux BGG. On sera tolérant face à un cinéaste qu’on aime et tous les efforts qu’il entreprend pour faire vivre le cinéma, même si la petitesse de son l’héroïne face aux imposants géants ne semble plus nous émerveiller, rappelant que certains chefs-d’œuvre sur cette thématique sont déjà passé par là.

Steven Spielberg est un formidable conteur pour enfants, cependant son BGG est une œuvre mineure et dénuée d’émotion. Les insertions numériques sont parfois douteuses et le dénouement final est relativement creux, à l’image de la petitesse de son héroïne. On appréciera l’essai moins le résultat.

Gift (The) (2015) – 8/10



The Gift

Réalisé par Joel Edgerton

Avec Jason Bateman, Rebecca Hall, Joel Edgerton
Pays:   États-Unis
Genres : Thriller, Mystère
Durée : 1 h 48 min
Année de production : 2015
8/10

Afficher l'image d'originePremier film de Joel Edgerton, The Gift est une petite réussite qui rapporte rien que sur le sol US près de 45 M$ pour un budget de seulement 5M$. Ce thriller psychologique semble au premier abord élémentaire et réducteur. Mais avec l’arrivée d’un ancien camarade de classe un peu intrusif, on sent la tension pesante s’installer. Le secret qui se cache derrière la famille Callen va alors provoquer pas mal de rebondissements et bouleverser son chef de famille sans oublier de nous épargner, nous spectateur.

Tout est dans rumeur. La victime n’est pas toujours celle que l’ont croit. Les personnages sympathiques, dont un l’ami qui vous veut du bien, vont devenir rapidement inquiétants. Le traitement intelligent des personnages rend le film immersif dès les premières minutes. Jason Bateman, connu pour son rôle de Michael Bluth dans la série Arrested Development, s’en sort haut la main en chef de famille convainquant et torturé par son ami Gordo. Il dévoile une personnalité insoupçonnée qui permettra au film de garder toute sa saveur en disséminant tout au long de l’œuvre des éléments qui renforcent son personnage. Sa femme jouée par Rebecca Hall donne de la profondeur à cette harmonie déchue. Quant à Joel Edgerton, il affronte et assure avec brio ses deux casquettes en tant qu’acteur mais aussi réalisateur. Même si la photo est un peu terne, l’ambiance est solide et inattaquable. La morale méphistophélique nous glace totalement donnant toute l’intensité à l’intrigue. Nous restons de marbre face à cette torture morale. Ça peut même nous faire réfléchir aux actes bêtes passés que nous avons pu établir dans notre jeunesse.

Un thriller déroulé avec finesse, sans excès de style, qui dévoile un scénario efficace. Un cadeau psychologique recommandable à mettre sous le sapin.

Transcendance (2014) – 4/10



Transcendance
Réalisé par Wally Pfister

Avec Johnny Depp, Paul Bettany, Rebecca Hall
Pays :  États-Unis
Genres : Drame, Mystère, Science Fiction, Thriller
Durée : 1 h 59 min
Année de production : 2014
4/10

L’idée d’origine n’est pas mauvaise, mais la réalisation et le rythme nous empêche d’apprécier l’histoire. C’est ennuyeux, et même si j’ai pas mal lutté pour arriver à la fin, j’avais l’impression qu’à chaque fois que je sombrais je ne loupais pas grand chose. Au cinéma, la conscience de l’ordinateur par une intelligence artificielle, par un esprit ou par l’homme nous a souvent amené sur des conflits qui mettaient en péril un futur proche. Là où tout semble fonctionner au début, l’expérience dérape petit à petit. L’aspect négatif va évoluer de façon bancale avec une réalisation trop plate.

Johnny Depp qui semble reprendre un rôle un peu moins farfelue s’en sort pas mal au début. Malheureusement quand il se glissera dans l’ordinateur il n’en restera que son avatar avec quelques émotions. Depp disparait finalement assez vite, même si sa présence est constante. Cillian Murphy gage de qualité est pas assez exploité et c’est bien dommage. L’aspect futuriste n’est pas assez exploité que ce soit dans les décors ou dans la façon de mettre en avant l’ordinateur, enfin Depp.

Un film qui s’essouffle trop rapidement, qui avait un certain potentiel qui finalement se retrouve être bâclé pour finir sur un film qui sent le déjà vu.

Town (The) (2010) – 8.25/10



Thriller efficace, haletant et digne descendant de Heat

The Town
Réalisé par Ben Affleck

Avec Ben Affleck, Rebecca Hall, Jeremy Renner
Pays :  États-Unis
Genres : Crime, Drame, Thriller
Durée : 2 h 03 min
Année de production : 2010
8.25/10

Tout simplement un excellent film de braquage. Bien qu’il n’apporte pas grand chose de nouveau au genre, Ben affleck maitrise son film de bout en bout.

Le film alterne dialogues et scènes d’action, permettant de garder toujours le spectateur en haleine. Dès le début on se lance dans la vague du crime avec un beau braquage même si déjà vu à moult reprise au cinéma. A peine on prend son souffle en découvrant la rencontre entre Affleck et Hall, que le réalisateur (toujours Afleck) nous replonge dans un second braquage costaud et bien monté se finissant en une belle course poursuite dans la ville de Charlestown avec au volant des bonnes soeurs hors-normes.

La seule chose qui m’a dérangé c’est la transition qui en découlera avec une Claire Keesey (Rebecca Hall) pas du tout rancunière. Suite à une révélation épouvantable sur l’identité de Doug McRay (Ben Affleck), il réitère un nouveau casse en lui demandant d’attendre sagement au lieu d’essayer de la reconquérir d’une façon plus courtoise.

La troisième partie aurait pu être plus réfléchie de la part du gang (c’est comme le casino faut savoir s’arrêter au bon moment) et on imagine bien que tout ne va pas se passer toujours aussi bien que les précédents casses. Même si cela tourne pas toujours bien (choix scénaristique que je ne conteste pas), on suit agréablement notre équipe de choc et c’est stupéfiant de voir que finalement nous spectateur on souhaite que les « méchants » s’en sortent en regardant la police de la ville comme une menace.

Un film d’action rondement mené avec des acteurs principaux et secondaires très efficaces et une pression qui monte créscendo. Ne détestant pas Affleck en tant qu’acteur, il vient en tout cas de me donner l’envie de continuer à découvrir son travail en tant que réalisateur avec le film Gone baby gone. Bravo Ben sur ta gestion des mutli-casquettes!

Vicky Cristina Barcelona (2008) – 7.5/10



et Marie-Eléna…

Vicky Cristina Barcelona
Réalisé par Woody Allen

Avec Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem
Pays :  Espagne,   États-Unis
Genres : Comédie, Drame, Romance
Durée : 1 h 37 min
Année de production : 2008
7.5/10

Et encore un bon Woody Allen, même si c’est loin d’etre le meilleur (exepté sur le casting)!
Le réalisateur reprend un thème qui lui est cher puisqu’il reprend le thème de l’adultère qu’il avait brillamment mis en scène avec le film Match Point. Jalousie, Envie, Romantisme, Sensualité, Désir, Bonheur et même Destruction, voilà ce que résume ce Woody Allen. La confrontation de tous ces personnages provoque des situations tendus et peu rassurantes. On imagine un drame à tout moment, et c’est la que j’ai une petite déception car la fin manque un peu de force dans sa narration.

L’image jaunâtre peut choqué au départ surtout que la voix off au départ nous fait penser qu’on regarde un vieux porno des années 90. Le doublage français est choquant voir ignoble mais j’ai réussi à faire abstraction de ce détail en rentrant confortablement dans le film.

Javier Bardem (le chanceux) est comme à son habitude: Brillant! Je l’avais trouvé bluffant dans Mar Adentro, il arrive à s’approprier merveilleusement chacun de ses rôles. La volcanique Penelope Cruz est toujours aussi parfaite! Pas dur, suffit de la voir sourire. Scarlett Johansson concurrence bien sa partenaire en étant toujours fidèle dans son jeu d’acteur même si je trouve qu’elle ne varie pas beaucoup ses rôles ces derniers temps. Enfin, Rebecca Hall m’a laissé indifférent, je miserai pas gros sur elle pour ses prochains films.

Enfin, une bande originale entrainante et plein de soleil, j’aime beaucoup.

Je regrette un peu qu’on termine sur un goût d’inachevé, sans grande force, même si finalement la fin surprend puisqu’elle s’arrête tout comme elle a commencé, elle nous apprend rien, chacun se fera sa conclusion sur cette drôle de situation de couple.