Inglourious Basterds (2009)

Les bâtards contre-attaquent…

Inglourious Basterds

Réalisé par Quentin Tarantino

Avec Brad Pitt, Christoph Waltz, Mélanie Laurent
Pays:  Allemagne,   États-Unis
Genres : Action, Drame, Thriller, Guerre
Durée : 2 h 33 min
Année de production : 2009
8.75/10

Chez Tarantino, ce qui me gave souvent c’est que ses films sont trop bavards, et ça s’est justifié sur son dernier film Boulevard de la mort que j’ai apprécié mais qui m’a coupé l’herbe sous le pied au vu de mes attentes. Inglourious Bastards ne dérogera pas à la règle. Dès sa première scène, on a un dialogue long mais d’une intensité forte, d’une véracité criblant. C’est une intro puissante dans ses propos. On est suspendu aux lèvres des deux acteurs qui sont sensationnels. Le ton est donné, j’ai été ébloui par l’intro et touché par cette histoire inhumaine et qui pourtant a bien existé. Christoph Waltz encense la scène, puis le film. C’est une des plus belle intro bavardes que j’ai vu de la part de Tarantino et finalement ca change l’idée que j’ai du réal grâce à ce film.

Dès le second chapitre ça envoi du lourd avec les fameuses scènes gores tant attendues avec l’excellent Brad Pitt. On le voit finalement pas beaucoup dans le film, mais quand il est là il amène une certaine présence entre le sérieux et la loufoquerie. La scène de la batte de base-ball est jouissive, mais me laisse quand même une petite frustration car trop rapide. J’aurai apprécié un peu plus d’inhumanité, j’aurai pris plus le temps pour faire vivre un peu plus le calvaire au nazis.

Dans le 3ème chapitre, la rencontre de Mélanie Laurent et du SS Hans Landa est terrifiante. Avec cette B.O de dingue rappelant un cœur qui bat vite c’est terrible et ca fait froid dans le dos. Puis vient le moment de la mise en place du plan de destruction (chapitre 4). Dès le départ on comprend pas ce qui se prépare, et finalement on comprend vite que deux plans se montent en parallèles. C’est un poil long à venir dans la caverne mais c’est assez jouissif parce qu’on a peur que les faux SS soit découvert. La tension monte créscendo jusqu’à la fin du film. Le chapitre 5 est l’aboutissement d’un plan magnifiquement bien pensée avec des images fortes et la projection d’une Mélanie Laurant satanisée par la fumée et les flammes.

Ce qui peut gêner dans un film et c’est ce qui m’a fait un peu « tiquer » c’est de voir qu’une histoire qui s’apparente à des faits réels puisse être changé sans prendre en considération l’histoire. Ça fait bizarre de voir une autre fin pour Adolphe Hitler que celle qu’on a connu dans les livres. Ca me gène de montrer une histoire qui finalement n’est que fiction et qui s’apparente a du vrai. Après je suis grand, je connais la vraie histoire et ca n’enlève absolument rien au film mais sur le coup on s’attend pas à voir le visage d’Hitler de la sorte. Ensuite pour la fin j’ai eu une petite frustration de nouveau car comment à l’époque on pouvait avoir confiance que par des mots, faire un pacte avec un ennemi alors que tout pousse Aldo Raine à coller une balle à Hans et pourtant…. mais finalement la fin en restera encore plus forte à la marque de fabrique des Inglourious Bastards. De beaux enfoirés!

Un film certainement à voir en V.O pour la richesse de ses dialogues en multi-langues.

« MWow c’est un bingo.. c’est comme ça qu’on dit, c’est un bingo?

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