400 days (2015)

400 Days

Réalisé par Matt Osterman

Avec Caity Lotz, Brandon Routh, Tom Cavanagh
Pays:   États-Unis
Genres : Mystère, Thriller, Science Fiction
Durée : 1 h 30 min
Année de production : 2016
5.5/10

Avec un budget restreint, soutenu par Sy-Fy, Matt Osterman réalise ici son véritable premier film. Sous couvert d’être un film de science-fiction, le scénario va dévoiler en réalité une expérimentation autour du comportement humain. Cela a déjà été fait dans une prison, dans une salle d’entretien d’embauche, dans une salle de cours, il n’était pas idiot de le faire dans une capsule spatiale. Sauf qu’ici la capsule ne prendra jamais de hauteur, c’est à quelques mètres sous terre qu’elle restera cachée durant 400 jours.

Si le décompte des jours est assez rapide, le comportement des individus ne fluctue pas vraiment. Pourtant la psychologie des personnages semblait instable dès le départ du « voyage » mais le scénario n’utilise finalement pas leurs défaillances, si ce n’est de façon dissimulées. A part jouer aux cartes ou discuter, il ne se passe pas grand-chose. Même Superman aka Brandon Routh semble s’ennuyer. Mais dès lors où le 400ème jour fait son approche, on sent que l’expérience va prendre une tout autre tournure. La noirceur du film va nous plonger crescendo dans un univers oppressant. L’expérience va s’exporter à la surface de la Terre, alors que nous étions jusque là conditionnés dans un huis clos à l’intérieur d’une capsule. L’idée directrice du scénario semble finalement prometteuse et surprenante. Sauf que…

Tout s’arrête alors que l’intrigue devenait véritablement intéressante. Dérouté à la vue du plan final, on nous plonge dans une réelle interrogation face à une ignorance afin de titiller notre réflexion. Un choix bancal du réalisateur qui se heurte à un rejet du spectateur qui va se sentir bafoué. Car le problème majeur du scénario est de vouloir nous faire réfléchir à une fin en apportant aucun élément – ou alors trop bien camouflé pour s’en faire une idée. Apocalypse, simulation, folie ou réalité, difficile de trouver un véritable sens dans cet achèvement soudain. Les deux astronautes restants ont tué les deux autres cobayes croyant y voir des intrus de l’extérieur? La lune a explosé, il ne reste plus rien, reste qu’un monde post-apocalyptique? Tout est simulé, le jour se lève, l’expérience est terminée? Autant de questions qui nous laissent sur notre faim et au passage cèdent une énorme frustration au spectateur. Bien dommage, quand on sait que tout a été mené avec éloquence jusque-là. Il aurait fallu apporter un soupçon d’indices en plus pour y entrevoir une véritable piste de réflexion autour d’une fin moins ambivalente. Là on cherche à creuser, mais on ne sait ni où, ni comment. Dommage!

Pourtant bien imbriqué, ce huis-clos spatial reste trop évasif. Une expérience qui nous laisse sur notre faim, à la limite du film inachevé. Dommage car l’idée n’est pas si absurde si elle avait été un peu plus aboutie sur sa dernière demi-heure. A choisir, embarquez plutôt sur « Moon« , histoire d’en ressortir rassasié!

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