Alien: Covenant (2017)

Alien : Covenant

Réalisé par Ridley Scott

Avec Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup
Pays:  Australie,   Canada,   Nouvelle-Zélande,   Royaume-Uni,   États-Unis
Genres : Horreur, Science Fiction, Thriller
Durée : 2 h 02 min
Année de production : 2017
5.5/10

Enième variation du schéma scénaristique, Alien subit les conséquences de suites inutiles qui dévalorise malheureusement la saga. Alien Covenant est une réelle déception, le plus mauvais opus depuis les origines de la saga, essentiellement parce que l’intrigue n’apporte pas grand-chose aux origines des Aliens, si ce n’est de fonder des explications scabreuses s’éloignant de la bête menaçante, mystérieuse et horrifique.

Résultat de recherche d'images pour "alien covenant"Michael Fassbender est bien seul à porter le film sur ses épaules, accessoirisé par un équipage sans saveur. Fassbender, le mal, face à du Fassbender, le bien, à la longue ça irrite! Les mystères autour de l’androïde David se multiplient et on ressent un peu trop rapidement que le personnage est ambigu. De plus, la gémellité de David avec Walter va nous jouer des tours au service d’un twist final un peu facile. Malheureusement, le film se penche plus sur les motivations de l’androïde que sur l’Alien, qu’on aurait souhaité voir plus approfondi et surtout plus présent.

Comment combler des lacunes scénaristiques? En imposant des réponses dans des films promotionnels parallèles, dénaturant totalement l’œuvre dévoilée jusque-là. Déjà que la saga s’étend, il est ridicule de l’étendre jusqu’à des courts spots pour renforcer les manques. A force de jouer du mystère, les balises scénaristiques sont dévoyées.

Facehagger, œuf, gestation humaine, voilà que les origines du Xénomorphe s’étendent à une nouvelle forme. Ici c’est par microparticules que la créature va se mouvoir pour se déployer. Une nouvelle forme, certes graphiquement jolie, qui s’impose comme une nouvelle théorie qui n’a pas vraiment sa place dans la saga. La saga part un peu en vrille depuis Prometheus, on a du mal à recoller les morceaux. Ces particules sont finalement le symbole d’une nouvelle saga qui prend un peu trop son « envol » oubliant les fondamentaux de l’imposante créature des années 80’s.  Trop de théories dissimulées nous laissant las et dans un trop plein d’interrogations et d’interprétations. Si ce n’est la créature, il est difficile de rattacher le film à ses origines même si on a franchement envie de comprendre les tenants et les aboutissants d’une saga à l’origine « culte »! On aurait pensé qu’avec le retour de Ridley Scott, Alien: Covenant serait le lien habile entre préquelle et origines mais malheureusement ce dernier opus entérine de nouvelles théories chimériques. Dans l’espace, personne ne vous entend crier, mais je vous rassure dans votre salle de cinéma, vous ne crierez pas non plus de joie!

Ridley Scott est de retour au service de la préquelle, plus qu’aux origines de la saga. Il en dénaturera sa créature culte et imposante, en dévoyant un scénario herméneutique, source d’allégories et d’interprétations.

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