All is lost (2013)

All is lost

Réalisé par J.C. Chandor

Avec Robert Redford
Pays :  États-Unis
Genres : Action, Aventure, Drame
Durée : 1 h 45 min
Année de production : 2013
 
 Spoiler inside
6.25/10

Conquis par le projet (un de mes genres préférés) et très déçu par le rendu. Le problème de ce surival c’est que dès le début j’ai senti des situations qui coincent et je n’ai pas arrêté de me focaliser sur ça.

Le film commence par une voix off face au naufrage de Robert Redford, puis on revient 8 jours plus tôt. Le genre de scène qui ne sert pas à grand chose si ce n’est casser le suspens qui en découle. Enfin passons, on sait bien qu’il ne coulera pas dès la dixième minute. Ensuite Redford découvre un conteneur qui flotte au milieu de nulle part, je me focaliserai pas sur le message de la mondialisation et du marché chinois en extension avec les chaussures qui flottent, mais sans remettre Archimède sur la table, j’ai peine à croire que le conteneur soit étanche et puisse rester à la surface de l’eau vu son poids. Enfin bon le mal est fait, la coque est percée. De l’eau rentre, et papy Redford est pas bien pressé de voir ce qu’il se passe. Il est soit endormi, soit il a connu cette situation des milliers de fois, soit il n’est pas crédible, mais voir son bateau se remplir d’eau ça amène du stress et surtout un peu plus de motivation à le réparer. Non lui préfère retourner en arrière voir la marque des chaussures ou si elles sont bien lassées pour enfin repartir. Le coup de la bouée qui tire le conteneur là aussi j’ai du mal avec cette physique.

Lorsque Redford se retrouve au large, seul au monde, c’est là que nous sommes sur des moments intéressants. Il est structuré, garde son sang froid, pense à tout en réfléchissant à ce que sera la suite. Les craquements du bateau aide à renforcer la situation d’enfermement ou là noyade coincé dans la coque est souvent proche et le réalisateur utilise beaucoup cette sensation pour faire jouer son comédien et augmenter la peur du spectateur. Il perd parfois beaucoup de temps, mais il est méthodique. De nouveau, pas mal de petites incohérences de bateau rempli par la trappe ouverte (!!!) avec des grandes vagues qui rentrent, puis parfois vide alors que rien ne peut améliorer la situation. Dès lors où il se retrouve dans le canot de sauvetage, on doute pour sa survie, surtout qu’on se retrouve au niveau de la première scène. A la dérive, il ne lui reste que peu de chance, mais on s’accroche avec lui. Fatigué, il cumule les erreurs et en devient de moins en moins convainquant quand il doit crier à l’aide, ça en devient frustrant.

La fin est ce qu’elle est, mais j’aurai préféré une conclusion dans la noirceur installé petit à petit dans le destin de Redford. La réalisation certainement pas simple dans un environnement confiné subit quelques erreurs au montage avec des coupes et des reprises de scène sans changement de caméra qui pique l’œil. La musique quand à elle est sublime, associée au personnage, le thème est envoutant, tel un chant des sirènes/baleines qui en devient un élément fort qui s’apprécie avec les images, même si les tempêtes sont parfois confuses et brouillons.

Un survival qui prend son temps face à l’immensité de la nature qui se déchaine, accompagné d’une brillante B.O, mais noirci par les incohérences et l’interprétation papy de Redford.

 

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