Les Aventuriers de l’Arche perdue (1981)

Les aventuriers de l'arche perdue

Réalisé par Steven Spielberg

Avec Harrison Ford, Karen Allen, Paul Freeman
Pays:  États-Unis
Genres : Aventure, Action
Durée : 1 h 55 min
Année de production : 1981
9/10
Image associée

Le légendaire Steven Spielberg signe ici le plus grand film d’aventure et sans le savoir créera la base d’une trilogie qui fera partie des emblématiques classiques du cinéma.

Le réalisateur aidé de son pote George Lucas en tant que producteur créeront un aventurier tête en l’air, à l’opposé d’un James Bond so British, même s’ils ont en commun un charme notoire. Équipé de son fouet et de son chapeau feutré, tout en charmant sa partenaire, il va braver les nazis à la conquête de la mystérieuse Arche perdue.

Autour d’un scénario rocambolesque mêlant archéologie, histoire et fantastique, Steven Spielberg met en scène une aventure inédite réjouissante du début à la fin, collectionnant les passages cultes et les séquences d’action démesurées. La première scène, culte et sensationnelle, dévoile un personnage qui n’a pas froid aux yeux et qui connaît pleinement le terrain. Après avoir croisé flèches de la mort et cadavres, il arrive près de son butin. Celui qui déclenchera une multitude de piège dont le mythique rocher qui va dévaler la pente pour écraser Indiana. Toujours amusé, secondé par l’hymne originale de John Williams devenue mythique, on se régal d’être au cœur de l’action, proche d’un héros que tout enfant rêvait d’être, un peu comme si on l’avait toujours connu. Un personnage attachant même si un peu misogyne et pas toujours très tendre vis-à-vis des femmes. Mais c’est pour mieux les attendrir ensuite, quel stratège cet Indy!

Même si quelques incrustations de l’époque piquent les yeux, le travail des effets visuels est remarquable. On sent cette époque des tournages sur le terrain avec des merveilleuses reconstitutions. A tout juste 40 ans, Harrison Ford a su mouiller la chemise et vole la vedette à toute personne qui tentera de l’approcher. De son œil charmeur, les plans de Spielberg valorisent son héros. C’est Tom Selleck qui doit regretter de ne pas avoir accepté le rôle à l’époque. Karen Allen, attachante aussi, sera une partenaire bienveillante, même si la relation avec Indy reste un peu trop terne.  

L’action, qui parvient à nous emmener aux quatre coins du monde, est purement impressionnante. Entre cavalcades dans les marchés du Caire, chevauchés à cheval et les bains de serpents et araignées, les aventuriers de l’arche perdue est une œuvre dépaysante. Le final biblique conclut ce premier film par une touche de fantastique morbide qui ajoute un peu d’horreur à ce cocktail d’humour et d’aventure jouissive, même si la scène aurait pu être amenée un peu plus rapidement pour rendre l’œuvre encore plus parfaite.

Souvent copié, jamais égalé, Indiana Jones est l’aventurier par excellence. Steven Spielberg signe un film rythmé au scénario parfaitement construit pour dévoiler la légende du cinéma: Indiana Jones.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.