Blade Runner (1982)

Blade Runner

Réalisé par Ridley Scott

Avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young
Pays:  États-Unis,   Hong Kong,   Royaume-Uni
Genres : Science Fiction, Drame, Thriller
Durée : 1 h 57 min
Année de production : 1982
7.75/10

Le scénario est tortueux, c’est ce qui ressort en premier lieu. Assez normal, en somme, lorsque l’on sait que ce film est une adaptation, assez libre il est vrai, d’un roman écrit par l’un des auteurs de science-fiction les plus reconnus du vingtième siècle : Philip K. DICK.

Voilà  un film qui mérite plusieurs visionnages pour s’en faire une réelle idée! Mais à savoir quelle version?

Dans la première version de Blade Runner, celle de 1983, la licorne n’a aucun sens. En effet, ce ne sera que dix ans plus tard, dans la version director’s cut que le voile se lèvera sur cette énigme, lorsque Ridley SCOTT décidera de rajouter quinze secondes en plein milieu du film.

Surement les quinze secondes qui firent le plus jaser dans l’histoire du cinéma. Qu’y voit-on ? Pas grand-chose en vérité. Un rêve, que Deckard fait : celui d’une licorne galopant dans une forêt. Mais additionné à celle en papier en fin de film, laissée par ce flic étrange dénommé Gaff qui suit Deckard partout, le trouble s’instaure : Deckard est-il un répliquant ? Peu de doute subsiste… Gaff connait le contenu de la tête de Deckard, c’est évident. Encore une fois, on peut noter toute l’ironie du scénario. Les hommes sont allés jusqu’à  utiliser des « gueules d’humains » pour les transformer en tueurs de « gueules d’humains ».

Répliquant et humains ont leur différence par l’absence de sentiments. Et là  je me retourne vers l’œuvre de Kubrick/Spielberg : AI… On y retrouve des réflexions bien communes portant sur le fondement même de l’être humain : « Que sommes-nous ? » ou encore « Quel avenir nous attend ? »

Blade Runner c’est un début très lent, mais un film qui passe comme une balle! Un final qui laisse réfléchir (même si on se doute de la nature de Ford dès le début) et qui trouve sa solution après une bonne réflexion (et surtout un détail de quelques secondes qui chamboule toute l’histoire). Mais comment dans la première version de 1983, le spectateur a pu se faire une idée sur l’identité de Deckard sans la scène du rêve de 15 secondes? Sur l’ancienne version, il y avait une explication en voix-off, beaucoup moins subtile.

Voilà  un film qui mérite une lecture et relecture d’une science-fiction qui a le mérite de faire encore réfléchir. Un répliquant qui rêve, qui éprouve des sentiments et possède des souvenirs est-il encore réellement un être artificiel ? Allez reste à  attendre la version définitive…

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