Blue Jasmine (2013)

Blue Jasmine

Réalisé par Woody Allen

Avec Cate Blanchett, Alec Baldwin, Sally Hawkins
Pays:  États-Unis
Genres : Comédie, Drame
Durée : 1 h 38 min
Année de production : 2013
4.5/10

Un petit Woody Allen mineur avec une grande Cate Blanchett, même si je n’aime pas trop l’actrice, surtout dans ce genre de rôle condescendant et arrogant. Le doublage français n’aidant pas non plus avec un ton finalement qui colle bien au personnage mais qui semble trop superficiel. Mais son rôle ne l’est-il pas vraiment? Allen reprend sa plume pour développer un drame social pour réemployer des thématiques chères à sa filmographie entre infidélité, amour et classes sociales.

Malheureusement il va droit dans les clichés entre la pauvre sœur qui tente de s’en sortir avec un petit boulot et une vie amoureuse près des losers et Jasmine qui vivra dans le luxe qui la rendra dépendante.. Mais quand son mari, le très classe Baldwin (avec l’âge finalement ça lui va bien) va toucher le thème de l’adultère c’est la vie de Jasmine qui va en prendre un coup. Le souci c’est que dans la réalisation bavarde d’Allen, on a du mal à s’attacher à Jasmine. Et même quand elle tente de reconstruire sa vie, on n’en a finalement pas bien envie de s’apitoyer sur son sort. En contrepartie, même si c’est grossier on y voit sa sœur heureuse face à une vie finalement assez merdique. Jasmine va petit à petit s’autodétruire entre ses mensonges et son intolérance et le constat est digne d’une analyse pour psychologue. Cette femme abandonné lorsqu’elle est petite reproduit involontairement cette situation, on oscille en permanence entre l’envie de plaindre ou celle de la blâmer.

Entre présent et flash-back, parfois il nous faut quelques instants pour savoir dans quel segment on se situe dans le film. Et même si avoir vu le film en deux fois n’aide pas j’ai trouvé le temps parfois long. Il manque d’émotion et de force dans les propos de Jasmine, même si le constat final fait froid dans le dos.

Woody Allen retourne au pays, à San Francisco, pour nous raconter une histoire, certes pas toujours joyeuse, pas très animée, avec de beaux clichés mais pas désagréable. On aurait pu espérer une analyse plus subtile de ces deux milieux qui se rencontrent. Faut juste avoir l’envie de suivre une femme antipathique et faire preuve de psychologie autour de son personnage.

 

4 commentaires sur “Blue Jasmine (2013)

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