Brazil (1985)

O.G.N.I: Objet Gilliamien Non Identifié

STOPPPPP! On ne lit pas cette critique sans appuyer sur play de la musique nommée comme le film: Brazil!
(voir en bas de la critique)

Brazil

Réalisé par Terry Gilliam

Avec Jonathan Pryce, Robert De Niro, Katherine Helmond
Pays:  Royaume-Uni
Genres : Comédie, Science Fiction
Durée : 2 h 25 min
Année de production : 1985
8/10

ImageY a des film comme ça, on est plein d’idées dans la tête, et rien ne sort. J’ai les mains posées sur le clavier et je sens que ça va être difficile de composer une critique tellement ce film est une expérience à part. C’est unique.
Ca laisse rêveur, on a un ressenti qui varie de la joie à la tristesse durant tout le film et même après! Ma note fluctuait comme à la bourse en tant de crise durant tout le film. Des doutes, des questions, des étonnements ont fait que j’avais une certaine hantise de voir une fin que je ne comprendrai pas. Mais, le réalisateur arrive (et c’est certain pour tous les spectateurs qui verront ce film) a nous perdre durant le dernier quart d’heure! Mais à la différence d’un Lynch, Gilliam a la grande maitrise et intelligence de nous dévoiler une fin grandiose, mythique et surprenante!

Durant près de 2h15, Terry Gilliam nous fait partager son imagination (comme il nous le fera vivre dans Las Vegas Parano, 13 ans plus tard) avec un concept qui nous fait penser au film Métropolis. La ville tentaculaire, sa population grouillante, l’imposante bureaucratie, sa conception du monde, futuriste ou non, finalement on ne sait même pas où se situe le film a part qu’il est au 20ème siècle. Ca part d’une histoire d’amour, ca fini en film noir, en passant par de la science-fiction, on glisse d’un univers à l’autre sans même s’en rendre compte. On est aspiré dans un tourbillon crée par l’esprit visionnaire du réalisateur. C’est de la folie!

Les interprétations sont excellentes et on a le privilège d’avoir des grands noms comme De Niro et Hopkins (trop classe sa casquette) avec des rôles a contre-emploi, et un Ian Holm toujours très juste. Jonathan Pryce qui a le rôle principal, est excellent aussi et je viens de voir que c’est l’acteur qui jouera des années plus tard le gouverneur Swann dans Pirates des Caraibes (rahh, le coup de vieux! ). Enfin Kim Greist, finalement très discrète le restera aussi dans sa vie d’actrice, puisqu’elle ne joue que des petits rôles.

J’ai l’impression de revenir sur Terre après un long voyage dans le monde de Terry Gilliam. La B.O complète à la perfection les images du film. Brazil est un film déroutant qui aborde des sujets multiples comme la liberté individuelle, l’amour impossible ou le fonctionnement d’une mégalopole. Mais aucun synopsis de film ne peut résumer l’esprit du film, il faut le vivre.

Un petit OVNI qu’il faut garder précieusement au coin de sa tête, pour ne pas oublier que les « conventions filmographiques » peuvent être dépassées.

 

 

 

Anecdotes:
Avant de se nommer Brazil en référence à la célèbre chanson, la troisième réalisation solitaire de Terry Gilliam a failli s’appeler The Ministry of torture (littéralement Le Ministère de la torture), 1984 ½ (en hommage au roman 1984 et au film Huit et demi de Federico Fellini) et How I learned to live with the system ? so far. Finalement y a que ce titre qui pour moi fait défaut et qui représente aucunement le film même si les scènes avec cette musique sont les plus belles.

-0.75: Revision 2014

 

 

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