Camille redouble (2012)

Camille redouble

Réalisé par Noémie Lvovsky

Avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi, Mathieu Amalric
Pays:  France
Genres : Comédie, Romance
Durée : 1 h 55 min
Année de production : 2012
3/10

Quel supplice. Au vu du synopsis je m’attendais à un film (enfin un remake de Peggy sue s’est marié) original, attachant ou un truc dans le genre. Là c’est nul d’un bout à l’autre. L’histoire est loin de l’ambitieuse amorce qu’on nous fait croire.

La photographie du film est dégueulasse. Les personnages ne sont pas attachants. Camille et Eric ne sont pas assortis, on croirait parfois voir la mère face à son fils plus qu’un couple, sans parler qu’ils ne vont physiquement pas ensemble. Eric, le futur mari et sa choucroute sur la tête n’est pas du tout crédible, il gagne peut être quelques années mais ne colle pas du tout avec un ado de 16/18 ans. Encore un choix de casting erroné, il aurait mieux fallut prendre un acteur ressemblant que le même acteur surtout que physiquement il est assez commun. Et pour rester dans le choix des acteurs, Noémie Lvovsky n’est pas ce qui est de meilleur dans le film. Enfin, les beaux gosses viennent faire leurs apparitions, je pensais rire face à certaines situations, loupé ça capote.

Camille qui revient dans son adolescence, revit des situations risibles. Super, elle « casse » avec son copain, elle fume des joins au bord de la piscine, elle pouffe de rire connement face à des midinettes qui l’accompagne sans aucune profondeur. Yolande Moreau, dans son mouroir, respire pas la joie de vivre, le seul avantage à la voir dans le film c’est sa métamorphose physique, elle est quasi méconnaissable si ce n’est que son jeu d’actrice est toujours à deux à l’heure. Le père est insignifiant, et voir la « fille » qui les enregistrer pour entretenir le souvenir post-mortem c’est totalement glauque et inutile.

Les incohérences sur le maigre scénario à la fin se répètent. Une photo de son passé qui apparait, des souvenirs pour certains comme le prof de physique, et pourtant Eric, le principal intéressé, ne se rappellera de rien. Au final si ce n’est l’approche de sa rupture qu’elle appréhendera d’une autre manière, cette incursion dans son passé n’apporte finalement rien ni aux personnages, ni aux spectateurs.

Un film pauvre qui ne permet finalement pas de s’interroger sur nos choix passés comme on pourrait le penser. Pile et Face est nettement plus ambitieux.

Camille redouble et continuera à redoubler vu la qualité médiocre qu’elle apporte au cinéma français.

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