Candyman (1992)

Candyman

Réalisé par Bernard Rose

Avec Virginia Madsen, Tony Todd, Xander Berkeley
Pays:  États-Unis
Genres : Drame, Horreur, Thriller
Durée : Durée inconnue
Année de production : 1992
7/10

Candyman, inspiré de les écrits de Clive Baker avec  »Lieux interdits », ici producteur du film se voit aborder le thème du croque-mitaine qui va hanter psychologiquement la vie d’une jeune étudiante. Introduit par un travelling aérien assez remarquable, le scénario mélange habilement les questions sur les fameuses légendes urbaines (ici un tueur qui apparait quand on cite 5x son nom devant le miroir) et le fantastique.

Le spectateur suit avec passion la construction de la thèse de la jeune fille qui va se retrouver projeté dans sa propre quête. Entre folie et lucidité, la jeune fille va tenter à tout pris de prouver qu’elle n’est pas folle. Mais l’intrigue de Clive Baker et la réalisation de Bernard Rose arrive à nous faire douter sur la folie de la jeune fille, surtout que le plan final n’est pas anodin et renforce encore plus l’incertitude sur la folie d’Helen. En effet, la nouvelle femme du mari de Helen, désorientée et finalement pas bien heureuse dans son couple va elle aussi se retrouver dans une situation inconfortable, un couteau à la main, nous laissant dans le doute sur la mort de son nouveau mari et la présence d’un nouveau Candyman. Le doute est totale, on ne sait plus qui tue véritablement les victimes, c’est cette frontière entre le réel et l’irréel qui fait la force du film.

Malheureusement j’ai trouvé que l’atmosphère menaçante du tueur laissait à désirer et que la crédibilité du personnage n’était pas totale. Beaucoup sont convaincus par Tony Todd, moi pas vraiment. Il est presque plus terrifiant dans Destination finale en représentant de la mort. Les abeilles mis en avant jusque sur l’affiche du film ne sont pas assez développées, pourtant elle constitue une image forte dans l’esprit et le corps de Candyman. Elles sont vaguement balayées dans un dialogue mais il est dommage qu’il pas plus d’implication et d’interaction avec elles. On aurait pu s’en passer ou au contraire mieux l’utiliser.

Phillip Glass signe une bande originale sublime (reprise à la fin de Kimberley) qui donne une certaine âme au film.

Un film avec plein de qualité mais aussi certains défauts qui prétend à l’excellence, mais qui l’effleure seulement. Un boogeyman honnête.

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