Carrie la vengeance (2013)

Carrie : La Vengeance

Réalisé par Kimberly Peirce

Avec Chloë Grace Moretz, Julianne Moore, Judy Greer
Pays:  États-Unis
Genres : Drame, Horreur
Durée : 1 h 40 min
Année de production : 2013
7.25/10

Remake du film de De Palma et toujours adapté du roman de Stephen King, cette nouvelle vision de Carrie permet de renouveler le mythe envers les nouvelles générations qui ne connaissent par Carrie. Et autant le titre du film ne me gène pas, autant l’affiche dévoile trop le coté fantastique qui est censé être la bonne surprise du film. Et même si cette réadaptation apporte pas grand chose de plus que l’original en terme de scénario, il a le mérite de divertir, d’amener une tension qui augmente crescendo et de mieux creuser la relation entre la mère et la fille.

En effet, dès le départ, on est balancé entre les cuisses de Julianne Moore qui jette son dévolu à dieu dès la naissance de Carrie. Dès ce moment là on a une approche encore plus poussée de la relation entre Margaret White et Carrie. On sent la faiblesse psychologique de la mère, ce qui poussera Carrie à dériver. Le coté satanique et religieux est encore plus appuyé et c’est cette relation plus pointue qu’on appréciera.

En termes de casting, Julianne Moore est totalement métamorphosée. Cheveux crépus et sales, elle met son talent à contribution pour rendre cette mère infâme et démoniaque. Portia Doubleday, la méchante, a un physique et des manières qui la renvoi au statut de tête à claque, et cette façon de pousser les gens à bout nous aide à soutenir cette pauvre Carrie. Judy Greer, la prof de sport, même si son sort sera épargné, rendant ainsi le film un peu plus gentil, jouera de son charme pour nous convaincre. Enfin reste la performance de la petite Chloë Grace Moretz. Connu pour son coté tonique en « Hit Girl », elle enfilera un rôle totalement à l’opposé ici. Le coté renfermé de la petite Carrie est même exagéré sur la première partie. Je veux bien croire qu’on soit timide et renfermé avec de gros problèmes, sa posture est à la limite de l’exagération. Mais les esprits se détendent et elle est sera plus crédible sur la dernière partie.

La scène du bal se fait attendre et on ne peut que l’apprécier, surtout que la violence du saut de sang est décuplée par une répétition de la scène sous divers plans. Il est juste dommage que sa colère ne s’abat pas sur la totalité des convives. La scène de la voiture est très bien et remise au bout du jour, même si la finalité est identique. Par contre, la technologie n’aide pas toujours, la maison à la fin n’a absolument pas à rougir face à son original. Le CGI n’a pas toujours du bon, on veut être impressionnant en poussant leurs limites mais ça ne fonctionne pas toujours. De même pour le dernier plan, là où j’ai sursauté sur l’original, la brèche qui s’ouvre n’amène pas la même angoisse.

Un remake qui modernise Carrie, certes inutile scénaristiquement même si la relation mère-fille est mieux creusée, reste un remake loin d’être dénué de qualité.

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