Cartel (2013)

Cartel

Réalisé par Ridley Scott

Avec Michael Fassbender, Cameron Diaz, Javier Bardem
Pays:   Royaume-Uni,   Ã‰tats-Unis
Genres : Thriller, Crime, Drame
Durée : 1 h 57 min
Année de production : 2013
4.5/10

Afficher l'image d'originePar son casting 4 étoiles, Ridley Scott avait tout pour faire saliver les cinéphiles. Le côté chic du film va vite être dérouté par un scénario mal échafaudé, qui prend des virages inutiles, laissant derrière lui une œuvre totalement rejetée par son public.

Rythmé à deux vitesses, notre attention fluctue. Bavard, et parfois sans intérêt, la redondance de la trame ennuie. En effet, la dernière partie sera dictée par la première. Les scènes explicitées par un monologue bien chiant de Brad Pitt seront retranscrite une seconde fois en images, excluant ainsi toute surprise. Et quels sont les réels engagements pris par Michael Fassebender? Si on sait qu’il est mouillé dans une histoire de drogue pas très claire, on ne connaît pas les risques, son rang dans le réseau et son implication. Les scènes autour du transit de la drogue nous intéressent a minima mais c’est toute la mise en scène derrière qui est ratée avec un réseau international bien mal engagé. De ce fait, on a du mal à craindre le démantèlement vu qu’on a du mal à savoir qui fait quoi. Le rôle de pouffiasse de Cameron Diaz aurait dû amener des scènes à la hauteur de son rôle. Elle reste trop sage pour réussir à la détester, sans parler du ridicule de sa scène sur la voiture! Penélope Cruz prend son petit rôle à cœur en partageant son lit avec Michael Fassebender. Même si son rôle est restreint, son implication déclenchera le moment le plus intéressant du film, même si rien n’est explicitement monté à l’image. Loin de s’imaginer dans quoi elle trempe, on sent l’étau se resserrer et quand le DVD arrive dans les mains de son mari, on est marqué par sa tristesse. Une émotion qui arrive trop tard, et qui n’efface pas les moments de doute qu’on a eu durant tout le film. Même Brad Pitt ne marquera pas le film avec sa dernière scène laissant derrière lui le souvenir de ses nombreuses palabres oiseuses et ternes. Et Javier Barnem en mode d’jeun’, une bonne blague qui lui enlève toute sa crédibilité. On le pense essentiel et en fait on se rend compte qu’il vient juste tenir compagnie au reste du casting!

Un film mal écrit, trop superficiel pourtant sur un sujet coriace qui aurait pu amener des scènes tragiques insoupçonnées. De la part de Ridley Scott c’est décevant de le voir se perdre autour du scénario du surestimé Cormac McCarthy. Faire un film aussi moyen avec un casting aussi prestigieux, c’est inexcusable.

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