C’est arrivé près de chez vous (1992)

C'est arrivé près de chez vous

Réalisé par Rémy Belvaux, André Bonzel, Benoît Poelvoorde

Avec Benoît Poelvoorde, Jacqueline Poelvoorde-Pappaert, Jenny Drye
Pays :  Belgique
Genres : Action, Crime
Durée : 1 h 35 min
Année de production : 1992
6.25/10

Tourné comme un (faux) documentaire, cette comédie nous dévoile les facéties d’un tueur en série sans aucune retenue. A la fois amateur et sans pudeur, Benoît Poelvoorde se livre à un long sketch politiquement incorrect dans les coulisses du sordide et du meurtre. Mais voilà j’avais vu le film plus jeune, il m’avait fait beaucoup plus rire et choqué à la fois. Aujourd’hui je le regarde avec un œil plus critique, dans une époque où l’ultra-violence s’est banalisé au cinéma, nous montrant bien pire que ce film.

Mais là où le bât blesse c’est dans l’humour. J’ai eu du mal à en rire. J’ai trouvé certaines situations longues, inutiles et dans un délire qui n’était pas le mien. Benoît Poelvoorde et sa curieuse bouche en cul de poule melée à son accent belge fort app(o)uyé m’a parfois gonflé. Mais le pire c’est l’inutilité de son compagnon de route, une belle tête à claque qui se demande ce qu’il fait là et qui aurait mérité de prendre une bastos dès les premières minutes.

Le produit fini ne ressemblait à l’époque à rien de commun, tout était mis en œuvre pour choquer en abordant des points tabous comme les enfants, les noirs, le handicap, le viol, et le meurtre. La scène du viol est terrible avec une musique délicate à la flute traversière. Mme si elle ne montre pas tout elle influencera certainement des jeunes réalisateurs tel que Cédric Dupuis sur son déjanté Making OFF.

Le repas avec les amis/famille « Chombier » est excellent, ce mal être qui repose sur toutes les convives avec en prime une mouette empaillée comme cadeau, c’est totalement absurde et drôle comme situation. La scène du vieux à l’hôpital à la fin est énorme, j’étais mort de rire de voir de telles répliques sortir de la bouche d’un vieux qui chante: Je chiais la nuit, je chiais le jour, je chiais partout, je chiais toujours.

Du petit Grégory, à la poésie sur les pigeons en passant par meurtres sanglants, Poelvoorde exécute sa tâche sans remord sur un humour noir qui peut déranger, faire sourire et parfois ennuyer.

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