Cloverfield (2008)

Godzilla sauce Blair Witch durant le 11 Septembre 2001

Cloverfield

Réalisé par Matt Reeves

Avec Lizzy Caplan, Jessica Lucas, Odette Annable
Pays:  États-Unis
Genres : Action, Horreur, Science Fiction, Thriller
Durée : 1 h 21 min
Année de production : 2008
8.5/10

Afficher l'image d'origineAvec son amateurisme déguisé, cette production de J.J Abrams nous projettes dans une nouvelle expérience cinéma et nous captive tellement qu’on a même du mal à décrocher! On est catapulté durant 90 minutes dans les entrailles de New York City au rythme effréné des personnages et d’une caméra virevoltante.

Difficile de s’accrocher durant les 15 premières minutes tellement notre œil a du mal à s’adapter à ce genre d’images mouvementées. La réalisation, parce qu’il y en a une, est judicieusement calculée. On a envie durant le film d’aller dans un sens, puis dans l’autre, afin d’échapper à la terreur qui frappe notre soirée, mais la frustration d’avoir qu’un unique plan ne me permettait pas de nous balader là où l’on veux. Notre vision étriquée en devient une frustration. On suit avec angoisse et sans avoir le choix la bande de potes qui cherchent à éviter le monstre, qu’on cherche à « capter », mais qui dans l’instantanée de l’action se cache et ne nous permet pas de véritablement le cerner. Le stress des personnages est grandissant et nous en subissons nous même les conséquences. C’est totalement dément.

Les effets spéciaux mêlés aux images mouvementées sont très réussies et la difficulté à avoir un tel rendu est un sacré challenge pour les infographistes en post-production. Faire de l’amateurisme en étant un professionnel, finalement ce n’est pas si simple. La promotion virale du film fait ressortir tout le charme d’un marketing intelligemment pensé. Un long mystère pas toujours simple à conserver avec les médias d’aujourd’hui mais qui a fonctionné, tant sur les sites qui se sont déployés que sur la promotion du film « sans titre ». Le mystère réside même après la séance, que ce soit sur le monstre ou sur un plan final avec une bande magnétique qui soulève pas mal de questions.

Un monstre original, peu palpable, une réalisation intrigante, un scénario mystérieux, si vous résistez à la shakycam de Matt Reeves durant la première partie du film, alors celui-ci peut se transformer en une expérience incroyable (pour son époque).

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