Creepshow (1982)

Creepshow

Réalisé par George A. Romero

Avec Leslie Nielsen, Ed Harris, Hal Holbrook
Pays :  États-Unis
Genres : Comédie, Fantastique, Horreur, Film à sketches
Durée : 120 minutes
Année de production : 1982
7/10

Sanstitre4Le plus vivant des morts-vivants, George A. Romero se lance en milieu de carrière en 1982 dans un film à sketchs muni de 5 segments.  Souvent dans les films à sketchs il y a du bon et du mauvais, laissant place à plusieurs réalisateurs aux multiples envies et talents. Ici, c’est relativement de la même qualité d’un bout à l’autre au vu d’un réalisateur qui se la joue solo, même si chaque segment à sa personnalité et n’a aucune incidence l’un vis-à-vis de l’autre…

Il ne faut pas confondre Creepshow et les contes de la Cryptes, même si l’horreur et la mort sont vraisemblablement les points communs entre la trilogie (et oui!) et la série. Stephen King et Tom Savini ont laissé leur paternité dans un peu des deux mais au final ce n’est qu’une coïncidence.

Le prologue et l’épilogue met en place l’amorce du film avec ce comics qui sera le cœur du film. Celui qui li(e)ra les histoires entre elles et l’esthétique en vignettes nous le rappel de temps en temps.

La fête des pères reste un moment horrifique assez drôle avec ce père qui attend son gâteau outre-tombe. Les effets kitchs sont relativement bons et même si ça sent le latex à plein nez on apprécie toujours un mauvais effet spécial en maquillage, qu’aujourd’hui un mauvais effet numérique. Rien d’effrayant, juste un « je veux mon gâteau » assez fun de la part du vieux!

La mort solitaire de Jordy Verrill reste un segment aussi sympathique, non prise de tête, on y découvre un homme qui va ramener chez lui un morceau de météorite. Crétin, idiot et sot, le héros aux yeux qui prouve sa stupidité dès la première image va se laisser envahir par la mousse d’une Entité Biologique Extraterrestre. Remarquable décor habillement filmé pour rendre les vignettes cartoonesques. Jordy Verrill va vite se transformer en mythique Monsieur Cetelem à son grand désarroi. Stephen King qui jouera le rôle du héros se moquera de lui-même rendant le segment intéressant.

Un truc pour se marrer est un segment dont on se souvient bien grâce à son acteur principal. Le regretté Leslie Nielsen jouera ici un de ses rares rôles de méchant. Odieux et pervers, il s’amusera à enterrer les gens dans le sable, attendant vaillamment la marée monter pour laisser la mer finir son œuvre meurtrière. L’idée est bien noire quand on voit à l’époque que le tout était filmé par le sadique et que les victimes sont rien que sa femme et son amant! Mais rien d’horrifique, on se demande pourquoi ce segment peu « macabre » est dans ce film, mais il faudra attendre de se laisser surprendre par le couple de vacancier dès leur retour de leur petite plage!

La caisse est peut être celui qui devrait faire le plus flipper. Rien d’alarmant c’est gentillet mais la bête enfermée dans la caisse est impressionnante. Son design est bien pensé et la touche Stephen King se fait d’autant plus ressentir dans les couloirs assez sombres de l’université. De plus, on y découvre une femme odieuse qui devrait rivaliser avec la méchanceté de la créature. Le gentil Holbrook aura peu de choix dans ses retranchements.

Enfin Ca grouille de partout porte bien son nom. Les cancrelats vont habiter l’appartement d’un vieux maniaque qui possède un appartement futuriste immaculée. Le vieux grincheux est juste génial et son doublage nous rappel fortement certains personnages des années 80’s. Les moyens sont justes énormes, ça grouille tellement que l’appartement est tapissé de bestioles (Mulder en fera les frais quelques années plus tard), ça en devient effrayant. On se demande parfois comment ils ont fait à l’époque si ce n’est de prendre des vraies bestioles au risque de les tuer malencontreusement sous les pas de l’équipe de tournage (L’association Peta ne devait pas être aussi regardant même si encore aujourd’hui sur les tournages (1) ce n’est pas bien glorieux du coté des animaux). Enfin quoi qu’il en soit le résultat est là et l’épisode reste efficace.

Au final, Creepshow nous offre un beau panel d’épisodes. On passe un bon moment, même si les scénarios ne sont pas si ultimes, l’atmosphère et la musique apportent un esprit macabre et ironique de qualité. So 80’s!

5 commentaires sur “Creepshow (1982)

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