Critters (1986)

Critters

Réalisé par Stephen Herek

Avec Dee Wallace, M. Emmet Walsh, Billy Green Bush
Pays:   États-Unis
Genres : Comédie, Horreur, Science Fiction
Durée : 1 h 22 min
Année de production : 1986
3/10

Même si l’affiche semble montrer un personnage aussi sympathique que terrifiant, le film se retrouve être ringard et kitch, accusant le poids des années. Il est même étonnant de voir que la première œuvre de ce réalisateur, à la filmographie pas bien glorieuse, a finalement traverser les âges sans être totalement oublié.

Tout n’est pas à jeter. L’idée d’animer des créatures velues aux dents acérées est pas mauvaise mais le comparatif avec Gremlins de Joe Dante fait mal. N’est pas Dante qui veut. Car ici même si les bestioles sont marrantes, l’animation et leur dynamisme nous empêche de totalement y croire. Les rares déplacements des petites boules de poils ne sont pas trop médiocres. Toutefois, les monstres restent trop statiques, nous laissant penser plus à des peluches posées au sol que des créatures menaçantes, tueuses d’hommes. De plus, le réalisateur avec son maigre budget de 2 Millions de dollars, va suggérer ses créatures, les faisant apparaitre finalement trop peu à l’écran.

Le film ne se positionne pas véritablement dans un genre. Ça se veut être gore mais au final ça en devient drôle. Alors soit aujourd’hui, nous nous sommes habitués aux images sanglantes et au final on passe à coté de l’effet escompté, soit le film était déjà has-been à sa sortie.

Les deux chasseurs de primes ne servent à rien. Leur transformation en humanoïde semble être la seule scène marquante. Il est juste dommage d’avoir mis en place deux personnages totalement inutiles et oubliables. Leurs intentions est certes faciles à deviner mais on ne sait pas véritablement pourquoi, ni les relations qu’ils ont avec les Critters. La dernière scène de la reconstitution de la maison en images inversées est pas mal mais voilà encore une scène qui se justifie mal et qui tombe comme un cheveu sur la soupe.

Même si je n’ai pas vraiment apprécié le film, j’ai tendance à vouloir donner la chance aux suites (enfin pas dans l’immédiat!) qui semble développer plusieurs personnalités de Krits. Et pourquoi pas si je tiens jusqu’à là, voir la première apparition dans le 3ème opus du jeune Di Caprio. A noter ici, la présence furtive du jeune Billy Zane.

L’idée d’avoir des popples version méchante est amusante mais le navet sera de loin la nourriture qu’ils préfèrent. Faut être vraiment nostalgique des 80’s pour réussir à trouver des qualités aux Critters.

3 commentaires sur “Critters (1986)

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