Enemy (2014)

Enemy

Réalisé par Denis Villeneuve

Avec Jake Gyllenhaal, Mélanie Laurent, Sarah Gadon
Pays :  Canada,   Espagne
Genres : Mystère, Thriller
Durée : 1 h 31 min
Année de production : 2013
5.75/10

Denis Villeneuve a su en quelques films créer l’attente dans ses films et c’est grâce à sa nouvelle notoriété qu’on a envie de voir ce qu’il va nous offrir sur chacun de ses nouveaux projets.

Enemy est un film particulier. Villeneuve tente un exercice de style à la Lynch. L’ambiance est sacrément burnée – seul le mystère entre le début (la pièce secrète) et la fin (plan final) est l’énigme à résoudre – compliqué au vu du peu d’élément que nous laisse le réalisateur. Entre troubles identitaires et l’araignée y a un monde!

L’ambiance dès le départ nous accroche favorablement. Image jaunie, ville pollué, personnages tourmentés, tout est mis en œuvre pour nous questionner sur la drôle vie de Adam Bell qui découvre son sosie en la personne d’Anthony St. Claire. En voyant l’affiche je pensais que cette confrontation allait se multiplier, mais Villeneuve reste sur son idée de nous interpeler sur le coté psychologique du personnage. Le sosie existe-il vraiment, sommes-nous dans le réel, on cherche constamment à trouver ce que le réalisateur veut nous dire. C’est pas toujours simple, la symbolique n’est pas anodine avec cette araignée que l’ont voit un peu partout, du début sur la scène très hot au plan final (WTF! va falloir pousser l’interprétation) en passant furtivement par une arachnide géante au dessus de la ville. On est dans le questionnement constamment, on pense à la symbolique de celle-ci en la représentation de la mère perçue de façon négative, mais le film n’aborde pas vraiment ce coté maternel.

Selon mon interprétation, il y a un lien entre l’infidélité du début certainement y a 6 mois avant que sa femme soit enceinte et qu’il quitte l’agence pour la dernière fois et sa relation avec lui même.

Il tente donc de combattre l’infidélité — ce qu’il arrivera avec la mort de son double, son lui intérieur, qui se tape Mélanie Laurent. Sa peur d’être infidèle est symbolisée par l’araignée qui réapparaît donc à la fin quand il sort la clé (le naturel revient au galop). Son esprit coincé dans sa toile tentera de combattre ses pulsions.

Villeneuve arrive à nous transporter dans son ambiance particulière, calme et enivrante. La clé du mystère est liée à plusieurs interprétations, je m’en suis fait une et au final le film arrive à marquer les esprits sans grande scène mémorable si ce n’est ce dernier plan surprenant aussi bien pour Adam Bell (rien n’est téléphoné) que pour nous.

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