Un certain regard

Et maintenant on va où?
Réalisé par Nadine Labaki

Avec Claude Msawbaa, Leyla Hakim, Nadine Labaki
Pays :  Égypte,   France,   Italie,   Liban
Genres : Comédie, Drame
Durée : 1 h 50 min
Année de production : 2011
7.75/10

N’ayant pas vu le premier film de Nadine Labaki, j’ai peu de recul pour juger son travail mais en tout cas ce film m’a donné envie de la surveiller de plus près (et puis bon vu sa beauté y a pas de mal) au vu de la surprise qu’est le film et qui a priori était déjà le cas en 2007 avec Caramel. Généralement les films religieux m’intéresse peu, mais là c’est tourné sous un aspect tellement inédit que j’ai trouvé ça captivant, drôle et intéressant. Ça passe vite, on ne regarde pas une fois la montre.

Le film vacille entre comédie musicale, et mélodrame religieux sans que l’un ne nuise jamais à l’autre. Au premier abord deux genres que j’adule pas vraiment, mais la réalisation fait que c’est bien menée, et qu’on ne s’ennuie pas du tout, même après plusieurs passages chantés à la Walt Disney. D’ailleurs même l’héroïne jouée par la réalisatrice elle-même  nous fait penser physiquement à la belle d’un conte de fée. Une magnifique actrice qui accompagne dignement tous les autres qui apparemment sont tous plus ou moins des amateurs du spectacle.

La difficulté du film au début est de reconnaitre les chrétiens des musulmans, vu que tous les acteurs sont typés (certainement tous libanais) et qu’ils parlent une langue que je n’ai comprise que par les sous-titrages. Mais dès lors que l’histoire se déroule, on s’attache aux personnages et on apprend à les connaitre et reconnaitre par la grande ingéniosité des embuscades et traquenards qu’ils élaborent jusqu’à faire oublier aux hommes leurs colères et leurs différences.

La réalisatrice jongle avec aisance entre les deux registres, entre sérieux et comique. C’est brillant sur la mise en forme, surtout sur un sujet souvent montré du doigt dès qu’on en rigole. De plus, le titre trouve tout son sens avec la dernière réplique du film… c’est bien trouvé, c’est bien Labaki, qui offre la plus belle part du gâteau aux femmes.

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