Eyjafjallajökull (2013)

Eyjafjallajökull

Réalisé par Alexandre Coffre

Avec Valérie Bonneton, Denis Ménochet, Bérangère McNeese
Pays:   Belgique,   France
Genres : Comédie
Durée : 1 h 32 min
Année de production : 2013
4/10

Surfant sur un fait d’actualité, Dany Boon se retrouve dans une comédie médiocre et finalement pas très drôle. S’éloignant ponctuellement de la réalisation/scénarisation de ses propres films, il se retrouve acteur d’une comédie qui manque de panache et d’une écriture fidèle à son humour.

Avec son titre imprononçable, les scénaristes n’utiliseront le volcan Islandais que pour justifier le nouveau mode de transport d’un couple de divorcé, pour se rendre au mariage de leur fille, en Grèce. Les multiples rebondissements vont alors se multiplier face aux querelles passées des deux individus. Jamais le film ne se focalisera sur le nuage volcanique qui a investi l’Europe en 2010, ces perturbations ne sont qu’un prétexte pour amorcer l’intrigue et enfermer les deux saltimbanques dans un road movie bancale, parfois pitoyable.

Valérie Bonneton est assez mauvaise, son jeu comique semble trop forcé. A part jouer la peste de service, il n’en ressort pas grand-chose d’intéressant. Dany Boon innove en rien dans la comédie, il n’est pas du tout créatif dans son interprétation et ses mimiques semblent être la copie de ses précédents films. Bien entendu comme toute bonne comédie potache française, la finalité de l’histoire est prévisible et le happy end est bien barbant se terminant dans du conformisme à pleurer. Il nous reste cependant un peu de dépaysement à la clé. Le réalisateur Alexandre Coffre nous fait voyager d’Allemagne jusqu’à la Grèce en passant par la Croatie avec de jolis paysages variés. Le format assez court de cette comédie permet de ne pas trop nous ennuyer. Ce qui est pénible finalement c’est de voir une énième comédie française (ou U.S d’ailleurs) qui utilise un peu trop les mêmes ficelles scénaristiques.

Boon s’enferme dans un registre qui ne nous amuse plus. Bonneton s’efforce à nous faire rire sans véritablement y arriver. Quelques quiproquos nous amènent à étirer nos zygomatiques mais il ne faut pas s’attendre à être hilare. Seul le choix du titre Eyjafjallajökull était une prise de risques, mais pas besoin de s’efforcer à le retenir au vu de la pauvreté de cette comédie prévisible.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.