Feathers (2021)

 

Feathers

Réalisé par Omar El Zohairy

Avec Demyana Nassar, Samy Bassouny, Fady Mina Fawzy
Pays:  Égypte,   France
Genres : Drame
Durée : 1 h 52 min
Année de production : 2021
2.5/10

Feathers de Omar El Zohairy (2021) - UniFranceUn film qui s’arrête à son pitch pourtant attrayant. Après avoir lu le synopsis drôle et cocasse, on reçoit au final une grande claque face à un film rugueux, pouilleux et miséreux. Mais putain la légèreté d’une plume « feather » est l’antonyme total du contexte du film qui est d’une lourdeur, d’une noirceur, d’un fatalisme qui nous fait froid dans le dos. Difficile de comprendre la motivation des producteurs à filmer de telles images. Comment mettre des millions d’€uros dans du matos – et encore plus quand on diffuse l’œuvre à Cannes – quand la pauvreté est aussi présente au quotidien, ailleurs.

Le réalisateur ne croit pas du tout à son postulat loufoque et s’éloignera de son sujet, oubliant sa farce. Si on exclu le passage de la poule, qui n’est au demeurant même pas drôle, le scénario s’enfonce dans toute la pauvreté d’un pays. Certes pas totalement absurde à mettre en images si le fond de l’histoire apporte une morale, un esprit critique, mais au lieu de cela on contemple une mère de famille qui donne des graines à une poule sans aucune attache. Si encore l’interaction des enfants vis-à-vis de papa poule avait été pensé, nous aurions esquissé quelques sourires mais là tout le monde semble s’en foutre. Pour eux, le père n’existe plus, la poule fait office de compagnon de famille. Point.

Ainsi, le réalisateur se concentre sur la circulation de l’argent et l’exploitation humaine des enfants. Le film alterne entre déplaisir et horreur humaine soulevant les brèches douloureuses de la survie. D’ailleurs le film commence par un homme qui s’immole par le feu tellement le désarroi étouffe cette humanité oubliée. C’est long, très long avec un réalisme pas du tout divertissant et la poésie burlesque annoncé dépeint le misérabilisme d’un pays et la complaisance inexistante. Niveau décor, n’allons pas cherchez loin, filmons la pauvreté la plus précaire! Et quand est-il du père? On s’en fout, il ne reviendra jamais, on l’a déjà oublié. Alors si une critique est fatalement aussi tranchée, c’est qu’elle bouscule aussi – sauf que le pitch de départ nous ment!

Un film alarmiste sur les conditions humaines déplorables vécues en Égypte! Et dire que nous sommes tous natif de la même planète!

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