Fée (La) (2011)

La Fée

Réalisé par Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy

Avec Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy
Pays :  Belgique,   France
Genres : Comédie, Drame, Romance, Étranger
Durée : 1 h 33 min
Année de production : 2011
8.5/10

Autant vous dire qu’à 09h00 du matin, rire franchement aux larmes ça fait du bien. J’ai tellement aimé le film que j’ai retenté l’expérience à Minuit une semaine plus tard et le film passe toujours aussi bien. De plus pour couronner le tout, j’ai appelé le réalisateur Bruno Romy, et avec une immense générosité il est venu nous voir, accompagné de Fiona et Dominique, ainsi que de l’anglais qui joue dans le film à 01h30 du matin traversant les rues de Cannes en courant pour ne pas arriver en retard. Je ne pouvais pas les laisser ainsi, leur humour potache devait laisser place à une intervention de ma part tout aussi drôle, ce que j’ai fais et que j’ai aimé faire (cf. vidéo ci-dessous).

Après avoir réalisé L’iceberg et Rumba (critiques à venir), revoilà le trio infernal derrière et devant la caméra pour notre plus grand plaisir. Dès le départ, c’est drôle. Dom à dos de vélo enseveli dans des sacs plastiques sous la pluie fait rire. Pourtant il ne fait que du vélo et la salle rit. Puis arrive l’anglais. Personnage hilarant par ses mimiques, ses dialogues et ses réactions. Chacune de ses interventions nous montre le talent de Philippe Martz qui nous bluffe sur sa performance pourtant dénué de dialogue. Puis l’histoire se place avec l’arrivée de Fiona, la fée. L’histoire d’amour soudaine qui vont amener Dom et Fiona à danser, rire, courir, et surtout s’amuser, comme nous spectateur du film.  L’intervention de la police elle aussi est drôle, tout comme le chien, fils de Idéfix à la vie mais c’est Bruno Romy qui décrochera la palme du rire dans le film. Aucun dialogue, juste une prestation bête mais juste, il insiste sur son humour potache du niveau de l’arroseur arrosé ou de la tarte à la crème et on s’en lasse pas même si certain qualifierons ses scènes de « lourdingue ».

Les danses au début peuvent nous dérouter, comme un entracte au milieu d’un film. Mais c’est chorégraphié d’une certaine façon qu’on est captivé par les images surtout pour la scène sous l’eau magistralement mise en scène par nos deux compères Dom & Fiona. Celle sur le toit est à mon gout un poil longue.

Les décors intérieurs sortent tout droit d’un décor de théâtre, mais c’est tout le charme du film. Certains effets sur fond vert sont visibles mais c’est ça qui est drôle, rien n’est pris au sérieux. La scène du scooter à la fin est digne des meilleurs péripéties de Buster Keaton, Charles Chaplin ou Laurel & Hardy. Les références sont là, ils ne s’en cachent pas. Mais en 2011, rare sont les artistes qui se focalisent encore sur cette humour… qui fonctionne!

Alors qu’est-ce qui cloche dans ce film? Et bien pas grand chose. Peut être une scène ou deux qui fonctionne moins bien sur l’humour mais sincèrement globalement c’est aussi drôle au début qu’à la fin même si l’humour est plus dans l’action à la fin qu’au début. J’aurai peut-être raccourci voir supprimé quelques scènes avec les immigrés qui ont peu d’intérêt dans le film, mais le Havre c’est aussi ce coté désenchanté qu’on retrouvera d’ailleurs dans Le Havre de Aki Kaurismäki en sélection officielle.

Un genre à part entière, il faut aimer, beaucoup vont trouver le film « crétin » mais il faut avoir un bon saut de second degrés près de soi et se laisser voguer dans cette amour impossible mais drôle. Un vent frais de folie et d’humour! Merci Abel, Gordon et Romy!


Présentation du film à Cannes durant un marathon de film (x12)

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