Ghost Rider, L’Esprit de Vengeance (2011)

Ghost Rider : L'Esprit de vengeance

Réalisé par Mark Neveldine, Brian Taylor

Avec Nicolas Cage, Ciarán Hinds, Violante Placido
Pays:  Émirats arabes unis,   États-Unis
Genres : Action, Fantastique, Thriller
Durée : 1 h 35 min
Année de production : 2011
3/10

Le premier opus n’était pas ce qui avait de plus brillant chez les super-héros Marvel, mais c’était relativement divertissant même si la première heure était assez longue à venir. Ce nouveau projet réalisé par Neveldine et Taylor était une bonne idée, ca ne pouvait que mettre du pep’s à la saga, et d’ailleurs dès l’introduction on démarre sur les chapeaux de roues avec une course de moto endiablée, avec une caméra virevoltante (les photos promotionnelles du tournage promettait du bon!). Mais ca s’arrêtera là, passé le générique du début, on se retrouve confronté à une quête dispensable sans saveur, se mêlant à une secte bouddhiste dans les montagnes reculées de je ne sais où. C’est lamentable.

David S. Goyer, ce n’est pas le gars le plus « bankable » Hollywood en termes de scénario de super-héros? Non, parce que là niveau histoire il faut qu’il révise ses notes, c’est véritablement honteux de nous sortir de telles âneries, on y croit pas et on se fait véritablement chier. J’ai cru qu’on aller finir sur un film de scientologie. Et pour couronner le tout on a quand même un Nicolas Cage inhabité qui se retrouve face à notre Frenchy has-been Christophe Lambert. Ça vaut des points ça et ce n’est pas tout! Après Iron Man qui fait pipi dans son armure, voilà qu’on nous ressert la même bêtise avec cette fois-ci un gros pipi aux lance-flammes de Johnny Blaze. Ça ne vole vraiment pas haut. Enfin continuons…

Même si la réalisation se veut extrêmement dynamique (la patte des deux réalisateurs est bien là), ça n’empêche pas que le film soit mou, certainement à cause des personnages peu approfondis, voir même anecdotiques, et surtout une histoire sans piment. Les effets du squelette sont passables, seuls les effets de flammes sur la moto ou l’engin de chantier vaut véritablement le coup d’œil. Les remplissages en chromakey des ciels bleus qui deviennent orange pastel sont affreux, c’est surfait et surtout hyper mal intégré, ça n’apporte rien, c’est laid et en plus ce n’est pas toujours raccord. L’art de se faire chier sur des effets relativement complexes comme une moto enflammée qui bondit au dessus de la route et se vautrer sur de tel effet pourtant si simpliste et sans importance qui gâche une grosse partie visuelle du film.

Une déception, surtout au regard des deux réalisateurs dégantés (j’adhère bien aux Hyper Tension ou Ultimate Game) qui malheureusement vont se vautrer essentiellement à cause d’une histoire tout simplement bidon.

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