Godzilla (2014)

Godzilla

Réalisé par Gareth Edwards

Avec Aaron Taylor-Johnson, CJ Adams, Ken Watanabe
Pays:  Japon,   États-Unis
Genres : Action, Science Fiction, Thriller
Durée : 1 h 56 min
Année de production : 2014
5.5/10

Godzilla version 2014 laisse septique. Une des créatures que j’adore a provoqué l’ennui dans ma séance d’hier soir, le même ressenti que la précédente réalisation de Gareth Edwards.

Le souci majeur du film se joue sur cette frustration qu’entretient le réalisateur. A chaque fois qu’une scène grandit et sur le point d’apporter du plaisir, on nous la coupe. Alors une fois, deux fois ça va mais à force c’est chiant. Surtout que ça joue sur les incohérences de rythme. Godzilla va mettre une petite baffe à son grand ennemi, on sent bien que ça va partir en cacahouète et paf on nous pousse à suivre les événements du point de vue de l’homme. Pendant que se passe-t-il du coté des Mastodontes? Poker, Apéro, Sexe? Le temps passe et on arrive même à reprendre la scène une nuit plus tard, ce qui fait changer l’ambiance immanquablement. La continuité est souvent brisée.

Beaucoup vont s’attendre a du blockbuster pur et dur, la frustration déjà engagé par le réalisateur va se concrétiser aussi dans la façon dont Godzilla est construit. D’autres qui en ont marre de voir « que » des effets à l’écran vont être ravi et vont trouver le film peut être plus intelligent. Mais en quoi vu que le scénario apporte pas grand chose de croustillant, chose qu’on a reproché l’année passée à Pacific Rim, mais en plus ici les actions souvent avortés, nous laissant dans du film certes beau mais pas bien bandant.

Heureusement tout n’est pas à jeter. L’ambiance des films nippons se fait ressentir, le monstre en reprend le graphisme, les écailles sont magnifiques, son coté lourd et imposant ira à l’encontre de la menace qu’il procure, la bête est attachante. Sa puissance de frappe est irréprochable, ca en impose et lorsque ses flammes bleutés viennent dégommer du Muto, ca fait plaisir. Les Mutos eux ont un design particulier, mais qui nous change de l’ordinaire, même si leurs bras tentaculaires nous font penser à la créature de Cloverfield, on a le droit à la version masculine et féminine avec une approche à la fois terrestre et aérienne. Le souci c’est que Godzilla fera figuration face au mutos, j’attendais plus de scène avec lui, plus que de le voir poser son gros cul dans les immeubles. Avec un peu plus de présence, mon ressenti face au film aurait était plus positif. La scène des parachutes on nous l’a bien vendu, elle vaut son coup d’œil en terme d’ambiance mais apporte rien de plus que ce qu’on a vu dans les bandes-annonces.

Niveau casting, j’ai étais surpris de voir Juliette Binoche. Son rôle est pas mal, apporte la dramaturgie qu’il faut pour débuter le film et même si elle restera peu à l’écran, elle reste appréciable. Bryan Cranston aura quelques scènes de plus, mais lui aussi va vite être évincé, et la profondeur de ses recherches seront assez vite balayées par les explications de sa théorie qu’on nous en fera. Dommage car il avait le profil pour endosser le rôle principal. Aaron Taylor-Johnson manque franchement de charisme dans son rôle. Entre mauvaise direction et inutilité ça se pose là. Je l’ai connu plus inspiré c’est dommage car il avait prouvé par le passé qu’il pouvait prendre ses rôle avec passion.

Incontestablement un bel hommage à la bête, j’ai aimé le film car j’aime la bête mais sa présence à l’écran aurait du être un peu plus poussé dont une régularité au combat un moins découpé.

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