Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (2009)

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé

Réalisé par David Yates

Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson
Pays:  Royaume-Uni,   États-Unis
Genres : Aventure, Fantastique
Durée : 2 h 33 min
Année de production : 2009
6/10

Terriblement soporifique, la présence renouvelée de David Yates aux commandes de cet épisode n’est pas pour nous rassurer. Si le film livre son lot de jolies images, le fond est encore assez terne au vu de tout ce que la saga est censée proposée. Les introductions prennent plus de la moitié du film sur des faits qui nous importe peu. Ici, on nous affuble de potions magiques et de romances avec des étudiants dominés par leurs pulsions sentimentales. C’est les feux de l’amour à Poudlard entre Harry et une serveuse qu’on ne reverra pas, Harry et Ginny, Hermione et Cormac, Harry et Romilda Vane, Ron et Hermione, Ron et Lavande… et pendant ce temps un adolescent rebelle passe son année scolaire à bidouiller une armoire! Reste heureusement une atmosphère plaisante qui bénéficie d’une sublime photographie qui devient l’âme de cette adaptation.

Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé. - Expecto Patronum...Dans l’attente constante, il est clair que nous sommes aux aguets face à toute révélation sur Voldemort. Après plusieurs épisodes sans éléments consistants, la mythologie autour de Voldemort prend un peu d’épaisseur à travers les souvenirs de Dumbledore sur la dernière partie, ouf! On y découvre le secret des horcruxes, objets maléfiques dans lequel un sorcier cache une partie de son âme en réalisant un acte maléfique suprême, le meurtre. A travers la quête de 7 objets, la saga semble enfin se dessiner. Malheureusement cela sera pour le moment que partiel, car on y découvre ici seulement deux horcruxes déjà en possession de Dumbledore. Le livre de Jedusor qui permet de lier le second opus et une bague oubliant de préciser qu’elle a appartenu à Elvis Gaunt, le grand-père de Voldemort. Des explications oubliées, il faudra attendre le dernier épisode pour avoir une précision rapide et bâclée sur sa possession sans en connaitre ses origines. Il faudra s’orienter sur les livres pour mieux comprendre les sacrifices qu’à du réaliser Voldemort pour créer ses horcruxes. Dommageable quand on voit la longueur des adaptations! Quant au troisième horcruxes, perdu au milieu de nulle part, les raccourcis sont encore empruntés sans avoir si le spectateur lambda arrivera à comprendre. Enfin, le pacte de  Rogue est trouble et manque d’explication. On espère un éclaircissement dans l’opus suivant.

Continuellement, on n’a pas l’impression qu’un drame se prépare et que le monde des sorciers craint le retour de Voldemort. Quelques scènes tentent de redynamiser le tout, en vain… Déception, spoliation, on a le sentiment d’être pris pour des jambons, on repart la queue entre les jambes avec quelques éléments mythologiques, histoire de nous faire attendre sur un final qui on l’espère sera de qualité… ou pas. Vu la fidélité à l’adaptation d’Alain Posteur -pardon Harry Potter, c’est mal barré.

Il semble que le réalisateur David Yates prend des grandes libertés oubliant l’essentiel: la cohérence entre l’auteur et le spectateur. Le scepticisme grandit.

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