Hitchcock (2013)

Hitchcock

Réalisé par Sacha Gervasi

Avec Anthony Hopkins, Helen Mirren, Scarlett Johansson
Pays:  États-Unis
Genres : Drame
Durée : 1 h 38 min
Année de production : 2012
6.5/10

Pour apprécier un biopic, il faut indéniablement aimer le personnage au centre de l’histoire, ou du moins tenter de s’en être intéressé. J’étais ravi à l’idée de découvrir un biopic sur le maître su suspens, pile l’année où j’ai pu me lancer sur une rétrospective sur le réalisateur, mais voilà ce biopic n’est qu’une courte phase de la vie d’Alfred, et ne reviendra en aucun cas sur ses débuts, ni sur sa fin de carrière. Décevant aux premiers abords car je savais qu’en restant que sur sa période « Psychose », je n’apprendrais pas tout sur le grand maître.

C’est dans les années 60 que nous nous retrouvons, face à ce réalisateur boulimique et passionné mais qui contre toute attente ne manœuvrait pas le tout Hollywood comme on aurait pu le croire face à ses succès précédents. L’inspiration n’était jamais au rendez-vous quand il le fallait, à chaque film c’est une scène unique, une idée ou juste une lubie de réalisation qui le pousse à broder ses films autour de cette envie.

La censure ne laisse rien passer, les studios sont retissant au nouveau genre que veux imposer Hitchcock, et c’est lui seul accompagné de sa femme qu’il va tenter de s’imposer pour sortir l’adaptation de Psychose écrit par Robert Bloch qu’il découvre à travers les journaux. Mais là encore, même si on découvre furtivement l’aspect technique de la réalisation de Psychose, Sacha Gervasi ne s’attardera pas vraiment sur ce point qui me semble pourtant intéressant et surtout captivant. Car de la construction de la maison de Bates dans les studios à la réalisation de la scène de douche qui durera 1/3 du temps de tournage, un vrai supplice pour Janet Leigh, pour la modique somme de plus de 60 000$ ne transparaitra pas dans ce biopic.

Ici, on nous dévoile plus sa relation avec sa femme, sa jalousie maladive qu’il entretient, sa façon de vivre auprès d’elle, ses querelles au quotidien, en gros le coté privé qui selon moi aurait du le rester. Pas que cela soit inintéressant, mais parce que le grand public qui ne connaitrait pas bien le réalisateur va se souvenir de cet épisode qui semble quand même moins glorieux que le reste de sa carrière mais surtout qui ne souligne en rien le génie du maître. On découvrira avec intérêt la forte influence de sa femme Alma Reville et l’influence qu’elle a eu sur le film et certainement ses autres films.

Anthony Hopkins, même s’il n’est pas toujours ressemblant physiquement à Hitchcock, il s’en rapproche, et arrivera à nous faire oublier cet aspect par ses expressions et ses gestes très maniérés semblables à celle d’Alfred et sa prononciation anglo-saxonne très appuyée. Une performance qui rend honneur à ce grand personnage qu’il était.

Un biopic qui se résume à un instant de vie qui nous frustrera d’en savoir plus sur le génie du maître, et qui oubliera de nous plonger dans la grande émotion qu’on a pu déjà vivre sur le biopic de Chaplin.

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