Holidays (2016)

Holidays

Réalisé par Kevin Smith, Gary Shore, Matt Johnson, Scott Stewart, Anthony Scott Burns, Dennis Widmyer, Kevin Kolsch, Sarah Adina Smith

Avec Lorenza Izzo, Seth Green, Clare Grant
Pays:   États-Unis
Genres : Comédie, Horreur, Film à sketches
Durée : 1 h 40 min
Année de production : 2016
4/10

Film à sketchs sous le signe des festivités, Holidays avec ses huit segments ne déroge pas à la règle des œuvres inégales ou peu inspirées.

Le problème du court-métrage est de ne soit pas arrivé à instaurer une ambiance et de passer à côté de l’effet escompté, soit d’y arriver formellement et de laisser le spectateur dans la frustration.

Afin de préciser mon avis, voici un rapide détail de chaque court-métrage.

Valentine’s day: Un épisode intéressant qui instaure une ambiance qui s’assombrit de plus en plus. Les jeunes filles sont très persuasives et la pression subit par l’une d’entre elle va ébranler les intentions. On s’attend au pire et le cadeau qu’elle offrira à son prof de natation est surprenant mais justement défini pour la thématique imposée pour le réalisateur. 6/10

St Patrick’s day: Une jeune fille troublante, une enseignante qui va subir son regard inquiétant. Un nouveau né d’un autre type, le mystère se prolonge pour nous dévoiler une fin absurde peut-être avec une légende en adéquation avec la St Patrick, mais bien loin de notre culture pour la comprendre. Trop bizarre! 2/10

Easter: La religion et le lapin de Pâques vont se personnifier en une drôle de créature aussi curieuse qu’hideuse. On n’arrive même pas à définir si c’est moche pour faire peur ou par manque de moyen. L’ambiance n’est pas mauvaise, la photo un peu sombre. De quoi réfléchir quand vous irait chercher les œufs dans le jardin! 4/10

Mother’s day: Jouant toujours sur le mystère de la maternité, on suit péniblement une jeune maman lors de sa grossesse. Il est encore question d’une légende et la fin nous laisse sceptique. Certes justifié par l’intrigue mais loin des fondements de la création, qui rend la morale douteuse. Point de vue technique c’est assez faible, c’est trop basique. 3/10

Father’s day: Certainement le segment qui déploie la meilleure ambiance. Photographie splendide, musique instrumentale captivante, mise en scène réussie. On suit avec attention la jeune fille qui va tenter de retrouver son père, en parallèle des écoutes de sa vie antérieures avec lui. Dommage que la fin est assez frustrante et incompréhensible, chacun y trouvera la voie de la vérité, au-delà de notre dimension. 6/10

Halloween: Avec sa photographie lumineuse et son personnage atypique, le film joue plus du côté du thriller que de l’horreur. Les personnages sont agréables à suivre et les tortures qui en découlent sont sympathiques à suivre. Kevin Smith réalise un des meilleurs épisodes, avec en guest sa propre fille Harley Quinn Smith. Ce n’est pas super original, ni extravagant, mais l’attractivité des images nous laisse captifs. 6.5/10

Christmas: Un casque de réalité virtuelle qui dévoile le passé. Idée originale mais qui aurait pu être poussée à son paroxysme soit dans l’horreur soit dans le comique. Le potentiel n’est pas exploité à fond et la fin même si censée surprenante nous détache pas assez du concept mal exploité. Ce n’est pas désagréable à voir surtout avec le couple Seth Green et Clare Grant.  5/10

New Year’s Eve: Ne vous fiez pas aux apparences. Une rencontre qui dès le départ annonce la répulsion. Lorenza Izzo nous fait la joie d’être dans cette histoire horrifique, un genre qui lui va bien. De nouveau un twist qui ressemble trop au court précédent. C’est un segment pas désagréable mais qui manque un peu de tenue. 5.5/10

Au final, la qualité technique est bien présente mais les histoires manquent de sens ou d’originalité. Le format court permet de scinder le visionnage à notre guise et ainsi se moduler plaisir et déception sur plusieurs soirs…

Film à sketch à huit segments mais aucun d’eux ne se détache véritablement. C’est soit mauvais, soit juste moyen. Un panaché de court-métrage pas assez démonstratif, peu captivant même si la thématique commune est la bienvenue. Il y a des idées mais la déception l’emportera sur la réjouissance. Orientez-vous sur d’autres films à sketchs.

3 commentaires sur “Holidays (2016)

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