Horns (2014)

Horns

Réalisé par Alexandre Aja

Avec Daniel Radcliffe, Juno Temple, Kelli Garner
Pays:  Canada,   États-Unis
Genres : Drame, Fantastique, Horreur, Thriller
Durée : 2 h 03 min
Année de production : 2014
6/10

Le projet ne m’emballait pas vraiment. Le pitch n’est pas franchement ce qui a de plus enthousiasmant en termes d’idée même si l’originalité est à noter. Mais avec Alexandre Aja, celui qui touche de l’or dès qu’il s’attaque à une adaptation ou un remake, je me devais de le voir. C’est d’ailleurs la seule raison qui me poussait à voir le film, histoire d’être à la page autour du travail souvent de qualité de notre talentueux frenchy. Car le choix de l’acteur n’était pas vraiment un atout et même si il vieilli et tente de faire oublier son personnage d’Harry Potter, il passe mal à l’écran. En tout cas, c’est ce que je me faisais comme idée, et même si je ne suis pas spécialement fan de Daniel Radcliffe, son personnage cornu qui tient le film essentiellement sur ses épaules n’est pas trop mauvais.

Adapté du second livre du fils de Stephen King récemment sorti, Aja n’a pas chômé pour mettre en chantier cette adaptation. La première partie avec les gens qui crachent leurs vérités acerbes face au diable qu’est devenu Ignatius est très sympa. Dommage que cela soit un peu trop court, l’idée était bonne, il aurait fallut pousser le vice un peu plus loin. L’enquête sur le meurtre de sa petite amie n’est pas inintéressante. Le souci majeur est qu’on ne doute pas assez de la culpabilité du héros, son personnage aurait gagné en intensité si il avait été plus profond et que son histoire avait été un peu moins niaises sur les quelques flash-back. Au final l’enquête pour déceler la vérité est un peu simpliste et la surprise n’est plus. On se demande au départ pourquoi son fléau est de vivre avec ses cornes. Sont-elles là pour le servir ou le desservir? On se fera notre réponse en gardant l’esprit ouvert pour interpréter toutes les symboliques aux légères connotations religieuses (les cornes, le feu, les serpents…) qui seront dévoilées durant l’ardente conclusion.

Entre fantastique et sarcasme, Aja nous livre une œuvre mineur, même si loin d’être ennuyeuse. Il manque de la maturité à son œuvre, même avec un Radcliffe dont le nouvel attribut aurait pu être du plus grand effet. C’est diablement décevant de la part d’Aja.

4 commentaires sur “Horns (2014)

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