Hugo Cabret (2011)

Hugo Cabret

Réalisé par Martin Scorsese

Avec Asa Butterfield, Chloë Grace Moretz, Ben Kingsley
Pays:  États-Unis
Genres : Aventure, Drame, Familial
Durée : 2 h 06 min
Année de production : 2011
6.75/10

Scorsese abandonne la noirceur de ses films pour nous livrer un conte de Noël prenant ses plus grands fans à contre pieds. Autant j’ai eu du mal à entrer dans l’environnement du film, autant j’aurai pu crier au génie si il avait raconté la vie de George Méliès d’une tout autre façon. Sans dénaturer son conte, j’aurai fait rentrer la vie de George Méliès plus tôt dans l’histoire (même si finalement j’ai été surpris de la tournure de l’histoire). On a la moitié du film qui ne sert pas à grand chose si ne n’est d’amorcer une histoire fantastique un peu farfelue sans queue ni tête, avec une histoire de pantin retrouvé par un petit garçon orphelin qui tourne les manivelles des horloges de la ville. Le film reste agréable à voir, il constitue un solide support pour rappeler la mémoire de Méliès.

Dès l’apparition de la célébrissime lune de l’auteur et l’entrée du personnage George Méliès, j’ai adhéré. Scorsese nous livre à partir de ce moment là un hommage au cinéma, il déclare sa flamme au 7ème art. Beaucoup on oublié George Méliès. Et pourtant il reste une figure emblématique du début du cinéma. Et même si il est vrai que son œuvre la plus connue (sans être scénaristiquement aboutie) est Le Voyage dans la Lune (1902), il n’en reste pas moins le premier magicien du 7ème art, qu’aujourd’hui on qualifie de superviseur des effets spéciaux. Et si aujourd’hui ca parait anodin, il reste le créateur du fondu enchainé, de la surimpression ou de l’arrêt sur image . Ce n’est pas à la hauteur de l’invention des Frères Lumières mais ca y contribue quand même… De plus, ce film nous raconte la vie de cet homme un peu plus en profondeur de ce que j’ai pu connaitre de lui (même si tout n’est pas juste) et c’est toujours agréable d’en connaitre un peu plus sur la naissance de cet art. Le réalisateur nous offre des beaux clins d’œil comme la fameuse scène de Buster Keaton accroché à l’aiguille au-dessus du vide, et y a certainement des clins d’oeil comme ça que j’ai pas du percevoir (a revoir donc!)…

Ca manque un peu de rythme et de saveur sur la première partie, c’est vraiment ce qui me gène dans ce film. Celà dit, le casting est très bon. Ben Kingsley après Gandhi refait surface avec l’interprétation d’un beau personnage réel. Chloe Moretz depuis Kick Ass je la garde à l’œil, elle a du talent et a mon avis on a pas fini de la revoir au cinéma. Sacha Baron Cohen nous fait du Laurel et Hardy à lui tout seul, il cabotine un peu, son personnage est décalé mais ca ne gène finalement en rien, il donne du charme à cette gare/ville.

Harmonie des couleurs, jeux de contrastes et intégration des effets spéciaux caractérisent bien ce Hugo Cabret, et ce qu’aurait voulu voir Geoges Méliès. Un bel hommage à notre capitale, à Georges qui ressort des cartons pour la nouvelle génération et au cinéma. Une bonne surprise, vu que je ne connaissait pas l’intrigue du film à l’origine.

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