Indiana jones et le temple maudit (1984)

Indiana Jones et le temple maudit

Réalisé par Steven Spielberg

Avec Harrison Ford, Kate Capshaw, Jonathan Ke Quan
Pays:  États-Unis
Genres : Aventure, Action
Durée : 1 h 58 min
Année de production : 1984
8/10

Suite au succès du premier film, il était indispensable de retrouver Indiana Jones, prêt à s’accorder à devenir un personnage culte du 7ème art! Réalisé toujours par Steven Spielberg, l’aventurier solitaire va de nouveau retrouver une nouvelle compagne pour l’accompagner dans sa quête, en plus de se coller Demi-lune, un gosse sorti de nulle part, un allié mignon et sympathique, même si parfois agaçant, pas vraiment aidé par le doublage français.

La scène d’introduction à Shanghai est loin de nous convaincre. Mais la trahison évidente va alors faire rebondir la saga dans le bon sens avec un Indiana Jones fidèle à lui-même. Évidemment, même si ce nouvel épisode utilise les mêmes ficèles que le premier film, le scénario est quand même bien moins surprenant avec un rythme est un peu plus saccadé. Le temple maudit compte néanmoins des morceaux de bravoure proprement extraordinaires pour l’époque. L’exotique aventure continue de nous plonger dans les appréciables stéréotypes de l’aventurier qui va braver les multiples pièges entre salles obscures piquantes ou couloirs poussiéreux remplis d’insectes.

La secte avec toute sa magie noire révèle une ambiance glauque et en devient un peu barbante, parce que l’ont sait immanquablement que l’égérie féminine ne peut pas finir cramée dans un bain bouillonnant (bien que Spielberg fera des sacrifices dans le troisième opus). Heureusement, Indiana ne sera pas fidèle à la secte, pour nous accompagner dans de sulfureuses aventures entre impressionnant pont suspendu et chavirant chariot minier. Tout aussi drôle qu’intense, la scène du chariot révèle de la magie du cinéma des années 80’s et des plus grands parcs d’attractions. Le genre de scène idéalisée par tout aventurier qui cherche un trésor au cœur d’un terrier minier. Les situations sont poussées dans les limites de la vraisemblance, sans jamais tomber dans le ridicule. La mise en scène de cette course-poursuite est anthologique, finalisée par l’impressionnante inondation du tunnel face à un Indiana Jones qui cherchait justement un peu d’eau! L’humour est bel et bien présent même si l’épisode se veut plus noir, plus sombre. Ici, on torture quand même des enfants, on arrache des cœurs humains, on mange de la cervelle de singe, pour le coup l’esprit dénote un peu avec le premier film, devenant le premier film classé PG-13 aux US.

Harrison Ford conserve cette classe incroyable dans le rôle de ce héros décontracté. Attaché à Kate Capshaw, la propre femme du réalisateur, il semble aussi heureux de reprendre le rôle, que pour nous de le revoir sous son chapeau feutré. La recette fonctionne entre aventure, action, humour et exotisme. Même si cet épisode est un peu en deçà du premier, le charisme et indémodable héros Indiana Jones entre dans la légende et c’est sans savoir à l’époque qu’il reviendra quelques années plus tard, dans un troisième opus encore meilleur.

Une nouvelle aventure réussie, confirmant qu’Indiana Jones est bel et bien l’un des plus grands héros du cinéma.

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