It follows (2015)

It Follows

Réalisé par David Robert Mitchell

Avec Maika Monroe, Keir Gilchrist, Olivia Luccardi
Pays:   États-Unis
Genres : Thriller, Horreur, Mystère
Durée : 1 h 40 min
Année de production : 2014
7/10

Quand tu regrettes d’avoir un follower relou et que tu préfères rester dans ta solitude!

It Follows est le genre de petit film qui s’est dévoilé petit à petit au public. Partant de la semaine de la critique du festival de Cannes en 2014, le film commencera à se faire un nom au festival du cinéma Américain de Deauville pour enfin connaître la notoriété au festival fantastique de Gerardmer début 2015.

Film horrifique subtil, le réalisateur ne cherche pas à abattre son quota de victime, il joue simplement sur la psychose qui règne autour d’une présence suiveuse. L’idée du film est venue en partie du réalisateur David Robert Mitchell qui faisait un cauchemar récurrent quand il était enfant. Échafauder au format long-métrage, le film déclenche une certaine curiosité et un mystère surtout après avoir rencontré pas mal de critiques positives.

Transmis comme une vulgaire MST, la malédiction créée de la peur à partir d’éléments tout à fait anodins. Avec quelques silhouettes dont les pas restent toujours lents mais déterminés, le film va se constituer une ambiance grâce son esthétique soignée et sa musique électronique anxiogène. La musique est tellement soutenue et marquante, qu’elle en devient un élément fort et indissociable aux images. Écoutez la bande originale de Disasterpeace, vous vous en rendrez compte!

Même si le scénario développe peu de thématique et que la volonté du réalisateur est de rester sur un rythme apathique sans être balourd, la mise en scène réussite avec vivacité les origines du film d’épouvante. Non galvaudée de sursaut, la scène de la plage restera une des meilleures en matière d’ambiance et on appréciera celle autour de la piscine matérialisant un peu mieux le mystérieux personnage.

Même si c’est vendu comme le film le plus flippant de l’année, je suis resté impassible face à la panique des personnages, contemplant plus la maitrise du film que l’appréhension d’avoir peur.  Dommage que sur le dernier plan, lorsque le couple se promène, le personnage de derrière ne fasse pas une irruption plus proche afin de rendre la conclusion plus angoissante tout concevant son « Cliffhanger« .

Sans esbroufe, cet objet filmique au scénario simple sera glorifié par une mise en scène efficace et une musique éclectique saisissante. Il est appréciable de voir une œuvre qui suit sa ligne directrice sans vouloir faire de morale, ni chercher une explication à tout.

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