J.Edgar (2011)

J. Edgar

Réalisé par Clint Eastwood

Avec Leonardo DiCaprio, Geoff Pierson, Naomi Watts
Pays:  États-Unis
Genres : Crime, Drame, Histoire
Durée : 2 h 16 min
Année de production : 2011
7.5/10

Quand on a eu la carte du FBI dans son porte feuille (et oui la Muldermania) longtemps dans sa jeunesse, on ne peut qu’être ravi de voir un biopic consacré à l’homme, le papa du Bureau Federal d’Investigation. Le film de Clint Eastwood est certes très académique, peut être un peu plat, mais franchement il abord avec intelligence la vie de J.Edgar Hoover sans ternir l’image qu’il pouvait fédérer après sa mort. Le montage mixe avec efficacité son début de carrière et sa fin de vie.

L’homme le plus puissant et influent du monde reste cependant mystérieux. Sa relation avec sa mère, celle avec son bras droit Tolson, ses mises sur écoute décriées de célébrités, ou ses excès de travestismes sont abordés mais sans jugement, sans provocation. Eastwood ne se mouille pas beaucoup, peut être parce que beaucoup de thème sont restés à l’état de rumeur et d’ordre privée, et ne pouvait pas être le creux du film. Comme tout biopic il y a des manques, des mystères autour de ce personnage mais la plus part des grandes lignes de sa vie sont abordées sans se détourner de sa vie. Beaucoup reproche des passages trop furtif sur JFK ou Dillinger, mais je ne vois pas l’intérêt d’en aborder plus, ce ne sont que des moments de vie qu’il a abordé furtivement, voir de loin, ce n’est pas sa vie, ni sa bio (des films existe pour ça en plus!).

La prestation de Léonardo Di Caprio est tout simplement irréprochable. Il est Hoover. Il est aussi impressionnant jeune que vieux. Sa métamorphose est remarquable, époustouflant de réalisme, on ne voit aucune trace des magiciens du maquillage, et son jeu transpire à travers son vieillissement. C’est juste regrettable de voir que l’académie des Oscars continue à bouder cet acteur de grand talent. Il nous dévoile avec brio la force de caractère de Hoover qui a pu et a su utiliser son statut pour influer sur des dossiers brulants du coté de la justice et la politique, des fois avec des techniques pas très légales (je reste quand même frustré de ne pas connaitre certaines affaires si mystérieuses qui tournait autour du personnage > cf. Mulder et Scully 20 ans plus tard).

Un biopic classique, sur un homme qui méritait qu’on lui consacre un film, 48 ans en tant que directeur du FBI, ca force le respect. Peut-être un peu loin de notre culture mais réellement réussi qui nous montre une vision éclairée (ou presque) de l’Amérique et celle du FBI.

 

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