J’ai rencontré le diable (2010)

J'ai rencontré le diable

Réalisé par Kim Jee-woon

Avec Lee Byung-hun, Choi Min-sik, Jeon Kuk-Hwan
Pays:  Korea,   Democratic People's Republic of
Genres : Horreur, Thriller
Durée : 2 h 22 min
Année de production : 2010
8/10

Certaines critiques poussent à la consommation de film et c’est pas un mal. Autant dire que j’ai adoré ce film. J’avais déjà beaucoup aimé Old Boy, et Save the Green Planet, deux films sud-coréen, et je dois dire que celui-là va dans la même voie sensationnelle.

Le film est hyper rythmé, il a beau faire 142 minutes, on ne se lasse à aucun moment (excepté son acolyte qui sert pas à grand chose et qui aurait pu faire gagner 20 minutes), on reste captif tout le long du film. C’est tellement bien amené qu’on vit la quête de Soo-hyun (je traduis: le gentil agent secret) avec les tripes. On est totalement dans l’esprit de vengeance qu’on souhaite être tout aussi cruel et vicieux que lui.

De plus, Lee Byung-Hun (le gentil donc) et Choi Min-sik le méchant), les deux acteurs principaux sont magistraux dans leur rôle. Choi Min-sik nous avait déjà pas mal bluffé dans Old Boy, et là il l’est encore, sans en faire des tonnes. Il est cruel à souhait, juste dans sa persécution. Quand au gentil Lee, je trouvais au début il devait envoyer plus dans la cruauté envers son ennemi, mais on déguste finalement avec délectation sa vengeance à petit feu. La fin est grandiose, c’est véritablement un coup de massue (et pas que!) qu’on prend sur la tête, c’est terriblement sadique.

La réalisation est soignée, les mouvements de caméra sacrément bien pensés, surtout le combat dans la bagnole. C’est net et jolie. Le tout amené toujours de jolie musique bien frappantes.

Un film pas vraiment choquant sur sa violence (attention même si ça l’est quand même un peu), mais rudement bien maitrisé sur la longueur dans les sévices des personnages sans surenchère d’hémoglobine. Et pour les réfractaires des réalisations asiatiques et des jeux d’acteurs pas toujours convaincants, ici ça passe comme une lettre à la poste, on en oublie l’origine du film. Un véritable réussite!

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