JCVD (2008)

« Si tu travailles avec un marteau-piqueur pendant un tremblement de terre, désynchronise-toi, sinon tu travailles pour rien. » J-C Van Damme.

JCVD

Réalisé par Mabrouk El Mechri

Avec Jean-Claude Van Damme, François Damiens, Zinedine Soualem
Pays:  Belgique,   France,   Luxembourg
Genres : Action, Comédie, Crime, Drame
Durée : 1 h 36 min
Année de production : 2008
7.75/10

Quelle bonne surprise de voir un film avec Jean-Claude Van Damme, l’acteur has-been, l’homme déchiré, qui prend le spectateur a contre pied avec un scénario original et une interprétation irréprochable. Que l’on aime ou pas l’acteur, on peut y apprécier l’intrigue et la réalisation maitrisée de Mechri. Jean-Claude Van Damne réalise deux plans séquences étonnants : en introduction, une scène de combat de 3 minutes merveilleusement réalisée et plus tard au milieu du film un monologue de 7 minutes touchant de la part de JCVD, soit 10 minutes au total qui monte déjà le film à la moyenne, rien que ça!

Alors que je pensais que l’œuvre de Mabrouk el Mechri serait une simple biographie de JCVD, j’en ressors étonné par le faite que JCVD joue bien son propre rôle dans une histoire inventée mais avec des brides de sa vie réelle. Revenons, au milieu du film, là où la caméra pointe son nez devant JCVD en nous balançant un monologue au début incohérent, qui me faisait penser que le réalisateur pétait les plombs en montrant le visage « médiatique et absurde » de JCVD. Qu’à cela ne tienne! Ce monologue est la partie la plus touchante du film et certainement le firmament de la vie de Van Damme. C’est insolite de balancer ça comme ça mais c’est tellement bien joué qu’on en retiendra finalement que ça du film des années plus tard.

La photographie du film est pour moi une photo qui fonctionne plus dans un film post-apocalyptique, voir un film d’anticipation, je cherche à savoir pourquoi Mechri a voulu une telle photo pour un film qui n’a nécessairement pas besoin de ça pour fonctionner , même si il est toujours plus agréable pour l’œil du spectateur d’avoir une image retravaillée. Un excès de zèle à mon humble avis, mais j’aurai certainement fait pareil. Enfin, le dernier plan avec la fille de JCVD soulève quelques interrogations, déjà sur son utilité mais surtout sur la vision qu’à voulu donné le réalisateur… Chacun se fera sa réponse.

Au final, c’est un film drôle, triste, divertissant et profond!
Une œuvre à partie pris, celle d’un ancien fan de Jean Claude qui tente avec succès de réhabiliter son idole, notre idole, de jeunesse.

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