Jurassic Park
Réalisé par Steven Spielberg

Avec Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum
Pays :  États-Unis
Genres : Aventure, Science Fiction
Durée : 2 h 02 min
Année de production : 1993
10/10

20 ans! Déjà 20 ans que ce film monumental est sorti. J’avais 13 ans, la salle était comble, j’étais obligé de me séparer de ma mère au vu d’une foule déjà assise en attente de frisson avec le dernier film de Spielberg. Et aujourd’hui c’est toujours une claque, on prend un sacré plaisir à voir le film, a redécouvrir les dinosaures et a réécouter ce thème musical magistral signé John Williams. On voyage et plonge dans une aventure unique et prenante.

Adapté du livre de Michael Crichton, le scénario est clair et maitrisé, c’est quasi pédagogique et toujours original (surtout à l’époque). Puis on nous balance dans les entrailles du parc Jurassique. Ce pas lourd qui fait vibrer le sol, cette tension autour du T-Rex est toujours saisissante. Chaque scène où il apparait est culte, que ce soit dans l’attaque des voitures du parc, de la course poursuite derrière le 4×4, ou la bataille finale avec les vélociraptors et son cri final détonant. Steven Spielberg qui nous offre des moments de bravoure absolument épiques, et reste tolèrent face à la violence. Même si quelques humains passent à travers les dents des dinosaures, il en reste pas moins assez subtil et ne va pas choquer son public, même il joue continuellement avec les nerfs du spectateur. La scène dans la cuisine est d’une forte intensité, le point culminant du film. Ces monstres, les plus intelligents, qui viennent attaquer leurs proies avec souplesse, force et ténacité. Entre CGI et animatronique, Spielberg en relation avec Stan Winston vont chambouler les effets spéciaux au cinéma et reste aujourd’hui une référence.

Sam Neill est le paléontologue qu’il faut. J’ai vécu mon enfance avec cette image et j’ai aujourd’hui du mal à lui défaire son rôle d’Alan Grant. Sa compagne Laura Dern qu’on voit trop peu au cinéma est très crédible, et j’aime bien l’ambiguïté qu’il y a entre les deux personnages. Les deux gosses, dont le petit garçon parfois agaçant surtout vis a vis de Grant sont très biens. Jeff Goldblum depuis la Mouche n’avait pas fait un retour au cinéma aussi fracassant. Richard Attenborough, acteur et réalisateur, semble se faire plaisir dans son rôle du créateur. Un bon petit vieux qu’on aime aimer et qui arrive à nous faire rêver par son projet.

Après Les dents de la mer, le maestro Spielberg nous offre de nouveau un film de monstre intemporel. Un chef d’œuvre et une (r)évolution du cinéma qui mêle à la fois un casting performant, d’excellents effets spéciaux et une B.O cultisime.

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