Jusqu’en enfer (2009)

Jusqu'en enfer

Réalisé par Sam Raimi

Avec Alison Lohman, Justin Long, Lorna Raver
Pays:  États-Unis
Genres : Horreur, Thriller
Durée : 1 h 39 min
Année de production : 2009
9/10

Moins de 20 Millions de Dollars plus tard, de quoi refaire l’intégrale des aventures de Ash (Evil Dead) à l’époque, Sam Raimi nous sert un film maitrisé, beau d’un bout à l’autre avec des effets de maquillages et numériques impeccables. La réalisation est somptueuse, on reste captivé durant 100 minutes sans cligner de l’œil.

A ce jour il est impensable de sortir un film avec si peu de moyen et pourtant Sam Raimi y arrive. Sur les premières minutes, je m’attendais a un petit film sans prétention, mais au final on a le droit tout de même a un film qui s’apparente a une superproduction tellement le rendu est énorme. En quelques minutes, Raimi nous balance son arsenal horrifique et comique avec le personnage d’une petite vieille qui vient se confronter à sa banquière.

Horripilant, angoissant, drôle… tout est dans ce long-métrage et on se régale de découvrir l’histoire sublimement racontée qui franchement sur un morceau de papier ne donne pas vraiment envie. Les malédictions, c’est du vu et revu et pourtant ici on a l’impression de découvrir un nouveau genre par le faite que l’histoire est rafraichissante et qu’elle reste très bien amenée par les deux actrices envoutantes. D’ailleurs, le casting complètement inconnu pour ma part est de très bonne qualité. Chaque personnage est bien défini et les acteurs jouent remarquablement bien. Y a que Justin Long qui a une tête a claque mais bon c’est physique, son jeu n’en sera pas altéré.

Sam travaille de nouveau en famille (c’est une légende le Rémi/Raimi sans famille), et nous pond avec son frère, Ivan, un scénario bien ficelé même si je dois l’avouer que la fin est trop convenue. Le dénouement final n’est pas une surprise et malheureusement le spectateur l’imaginera 15 minutes avant le générique final, même si elle reste esthétiquement réussie.

Les effets de surprises fonctionnent à 80%. Là aussi, au vu de l’avancement de l’histoire et des prises de vu avec l’ambiance sonore mise en place, on imagine les sursauts à venir que le réalisateur aime nous proposer, mais même si on s’y attend, on sursaute, et c’est trop bon!

En résumé c’est un excellent film d’épouvante. On s’éclate (dans tout les sens du terme) et c’est bien là ce que Raimi voulait en revenant sur ses premiers amours horrifiques. Merci Sam!

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