K-19 (2002)

K-19 : le piège des profondeurs

Réalisé par Kathryn Bigelow

Avec Harrison Ford, Liam Neeson, Peter Sarsgaard
Pays:  Canada,   Allemagne,   Royaume-Uni,   États-Unis
Genres : Guerre
Durée : 2 h 08 min
Année de production : 2002
8/10

Revision indispensable de ce Bigelow et ça fait plaisir. C’est le dernier film que je n’avais pas critiqué de la filmographie d’ex-M’dame Cameron en attendant son prochain film.

Basé sur une histoire vraie dévoilée qu’à la fin de l’ère soviétique, ce film a de quoi nous faire froid dans le dos. Nous sommes du coté des soviétiques, en pleine Guerre Froide, avec un sous-marin qui n’a rien d’autres à foutre que d’aller se la comparer avec les États-Unis pour un essai nucléaire. Aujourd’hui 50 ans plus tard, ça parait totalement invraisemblable de s’amuser à faire péter du nucléaire juste pour dire: « ça fonctionne, on est les plus forts! ». Mais quand on ne maitrise pas cette énergie on en fait que provoquer le danger et engendrer une catastrophe nucléaire avec des répercutions mondiale. Dès le départ, on y découvre un sous-marin au passif lourd, déjà 10 morts lors de sa construction, et une bouteille de champagne qui rebondit sur la coque, avec ça on peut dire que le C.V du sous-marin ne commence pas très fort. L’histoire (et en partie le film) nous montrera que les morts se succéderont avec les années (incendies, travaux, contaminations…).

Le duo Harrison Ford & Liam Neeson sont très bons. Entre capitaine et son second, on sent à la fois les tensions entre eux mais aussi le respect de leur rang. Peter Sarsgaard que j’aurai baffé s’en sort bien dans cette scène héroïque qui le rendra un peu plus grand et surtout moins molasse qu’au début. On appréciera la réalisation de Bigelow, dans un endroit souvent confiné nous offrant des beaux travellings bien speed dans la dynamique des hommes à bord.

Ce qui nous captive très rapidement c’est cet esprit militaire, cette hiérarchisation qui nous pousse à braver le danger et avoir le sens du sacrifice. Dès que les hommes commencent à rentrer dans le circuit de refroidissement des réacteurs, on est subjugué, altéré, dégouté de voir en quelques minutes cette fantomatique radiation attaquer les chairs et toute la constitution qu’est l’homme. On pense fatalement à cette histoire « radioactive » mais à toutes les autres qui lui succéderont entre Tchernobyl ou Fukushima.

Un sujet historique grave, rondement traité, sur le voyage inaugural du K-19.

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