Retour de Mary Poppins (Le) (2018)

Le Retour de Mary Poppins

Réalisé par Rob Marshall

Avec Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, Ben Whishaw
Pays:  États-Unis
Genres : Fantastique, Familial, Comédie
Durée : 2 h 10 min
Année de production : 2018
7/10
Image associéeRob Marshall, habitué aux comédies musicales, relève le lourd défi d’adapter une suite des aventures de la célébrissime Mary Poppins. Avec son personnage magique, Mary Poppins n’a plus guère de chose à prouver. Par son statut, elle n’a besoin que d’arriver en volant avec son parapluie pour nous faire déjà un peu rêver. Réinterprétée par Emily Blunt, tout aussi brillante que Julie Andrews, même si difficilement remplaçable dans la mémoire collective, Mary Poppins revit dans notre siècle en conservant toute la magie de son époque.

Les frontières de l’imagination sont alors ouvertes en faisant abstraction du passé, du présent et du futur. Cependant Michael et Jane ont grandi, leur frimousse n’est plus aussi attendrissante et leurs propres enfants n’ont pas la naïveté qu’ils avaient. Le ramoneur devient allumeur de réverbères, les « Supercalifragilisticexpialidocious » des frères Sherman sont remplacés par des immémorables « Luminomagifantastique »… Enfin bref, ce retour n’égale pas son remarquable ancêtre dans une ère cinématographique saturée d’effets numériques. En effet, le sac de Mary Poppins ne cache plus autant de magie, la stupéfaction qu’on a pu avoir à l’époque ne fonctionne plus aussi bien. La complicité qu’elle a eue par le passé avec le ramoneur n’existe plus ici.

Mais rassurons-nous, la fantaisie et l’enthousiasme sont bien au rendez-vous. La mise en scène nous dévoile de jolies tableaux, chantants et colorés. On est amusé par la dynamique des personnages même si Mary Poppins reste trop effacée. Le spectateur est plongé dans des mondes espiègles entre dessin animés et folklore, même si un seul monde (celui de la porcelaine) se dénotera qualitativement du reste. Les danseurs sont formidables et plus ils sont nombreux, plus le rendu est impressionnant. On appréciera aussi le caméo de Dick Van Dyke, tout en regrettant l’absence de celui de Julie Andrews.

Cette comédie musicale, pleine d’humour et jamais mièvre, délivre une morale fondée sur le partage des richesses, qu’elle soit économique ou affective. C’est coloré et mélodieux, un enchantement au pays de la comédie musicale qui repose essentiellement sur la nostalgie qu’on a pour le personnage de chez Disney (d’où un leger surnotage)!

Une psychotique illusionniste qui drogue des familles londoniennes à leur insu pour les entraîner dans ses délires chantés! Bienvenue chez Mary Poppins!

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