Maggie (2015)

Maggie

Réalisé par Henry Hobson

Avec Arnold Schwarzenegger, Abigail Breslin, Joely Richardson
Pays:   Suisse,   États-Unis
Genres : Horreur
Durée : 1 h 35 min
Année de production : 2015
3/10

Afficher l'image d'origineÉchec cuisant au box-office ramassant tout juste le million de dollars au monde, pour un budget 5 fois plus grand, Maggie est une belle arnaque pour les amateurs de films de zombies. Si la prestation d’Arnold Schwarzenegger est viable, nous changeant du registre qui l’a fait connaitre, le scénario ne lui fait pas honneur. Même s’il est plaisant de le voir à contre-emploi dans un film de genre, qui lui permet aussi d’un peu se poser dans une filmographie détonante depuis plus de 30 ans, son rôle est assez pauvre dans un scénario très mal écrit. Une performance ne se résume pas à être triste et passif. La sobriété de la thématique aurait théoriquement dû être aussi touchante qu’élégante mais se limite à un exposé réduit qui se perd en route et rate totalement sa cible.

L’intrigue est lente et abasourdissante, on regarde la montre en espérant que le film prenne un peu d’ampleur. L’histoire de la « quarantaine surveillée » n’est crédible du tout faisant effondrer la base du scénario. La psychologie des personnages est proche du néant, on espère à chaque instant être happé par l’émotion, qui n’arrivera jamais. Arnold Schwarzenegger sombre dans un rôle bouleversé, à défaut d’être bouleversant. On a beau apprécier l’homme et l’acteur,  le film sera vite oublié dans sa lourde filmographie. Pour un premier film, avoir Schwarzenegger est une chance mais malheureusement mal saisie. Quant à Abigail Breslin qui joue sa fille ce n’est pas bien probant. Elle se cache derrière sa contamination et apporte absolument rien d’intéressant dans son interprétation. Et quand on doit lâcher sa larme, rien ne se passe, c’est aride, tout autant que l’œuvre.

Mélodrame prévisible et terriblement mal écrit, reposant essentiellement sur des clichés dans un contexte peu original. Ni horrifique, ni dramatique, le film nous laisse coi devant le vide sidéral qu’il arrive à brasser durant près de 90 minutes. Acte manqué, dommage!

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