Mamá (2013)

Mamá

Réalisé par Andrés Muschietti

Avec Jessica Chastain, Nikolaj Coster-Waldau, Megan Charpentier
Pays :  Canada,   Espagne
Genres : Horreur
Durée : 1 h 40 min
Année de production : 2013
6/10

L’effet escompté ne fonctionne pas. Si il fallait flipper c’est loupé mais cela n’empêche pas d’avoir dans ce film de très beaux plans, une ambiance et une bonne idée à raconter. Dès l’introduction on est rapidement mis dans le bain, entre le père déprimé et les enfants en bas âge on a envie d’être près d’eux. Un virage trop glissant et le drame nous pousse dans la maison de l’horreur. Enfin même si ça l’est finalement ni pour le spectateur, ni pour les petites filles qui se retrouvent seules avec Mama.

Dès lors qu’on les retrouve, l’ambiance monte. Les enfants sauvages vont devoirs se re-sociabiliser. Jessica Chastain méconnaissable en brune est très bien et arrivera à pousser son conjoint hors du film le laissant en attente. A croire finalement que l’oncle si important aux yeux des petites, n’a que peut d’intérêt, si ce n’est laisser les enfants à sa femme, qui elle n’a pas envie d’être mère. Enfin les filles sont impressionnantes dans leur interprétation, surtout la plus petite qui rien que par son regard nous fait plonger dans ses craintes.

On cherche consentement à savoir si Mama est de la famille ou dans une histoire parallèle. On apprendra les sacrifices qu’elle a fait et fera, la sérénité qu’elle cherchera même si l’histoire et l’environnement de la fin se calque un peu trop sur celle de Dark Shadow (pourtant qui n’a rien à voir sur l’intrigue). Et puis le papillon qui s’en dégage ça pousse au larmoyant et ce n’est pas bien utile.

On retiendra le plan de la petite fille qui joue avec Mama dans la chambre alors qu’on pense qu’elle est avec sa sœur, qui passe au même moment dans le couloir, le tout sur le même plan. Le plan de Chastain qui se recouvre sous le drap est déroutant, j’ai du le revoir à multiples reprises pour voir le petit bricolage qui fonctionne super bien à l’image, autant dans le rendu que dans le basculement de la peur à la sérénité. Certains effets sont pas très nets, entre traitement de l’image fantomatique et brouillon on a du mal à visualiser le travail derrière les incrustations.

Un film qui aurait gagné à nous faire flipper mais qui n’est pas désagréable, il sera juste oublié avec le temps.

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