Master & Commander: De l’autre coté du monde (2003)

Master and Commander : De l'autre coté du monde

Réalisé par Peter Weir

Avec Russell Crowe, Paul Bettany, James D'Arcy
Pays:  États-Unis
Genres : Aventure
Durée : 2 h 14 min
Année de production : 2003
7/10

Fort d’une introduction détonante et ravageuse, Master & Commander va se concentrer sur un fait historique autour de Jack Aubrey, personnage fictif, fortement inspiré par Lord Thomas Cochrane, figure emblématique de la Marine Royale britannique. Le souci que j’ai rencontré avec le rythme du film, c’est qu’il nous accroche fortement sur une attaque et que le reste du film va se concentrer à jouer au chat et à la souris entre deux bateaux, et nous laisse présager un combat finale qui arrive longuement plus tard.

La force du film est de rester consentement à bord du bateau près du capitaine Aubrey et ainsi se familiariser avec le reste de son équipe. Excepté sur la fin, jamais nous aurons le droit à un visage de l’ennemi, car celui-ci ne nous intéresse pas.

Le bateau devient un personnage fort que l’ont veut tenter de conserver. Il s’exprime par ses craquements de bois, ses cordes déchirées, ses voiles fouettant le vent. Les images en mer sont sublimes, la tempête rugissante est magnifique et le petit mousse qui tombe à l’eau en devient une scène déchirante. J’ai d’ailleurs eu plus d’émotion pour lui que pour l’épopée du capitaine joué brillamment par Russel Crowe. Les passages en musique classique intensifient les images, c’est assez grandiose.

Mais au final même si j’ai pris plaisir de devenir un petit mousse en herbe, j’ai pas mal lutté sur le troisième quart du film et reste déçu de l’entourloupe autour du baleinier qui m’a rendu totalement hermétique et sceptique. Je trouve que la ficelle, ici la corde, est un peu grosse et qu’en 1805, la méfiance n’était pas de mise. Ce n’est pas une question de crédibilité mais juste une déception de l’approche finale.

Une belle épopée avec une représentation fidèle et réaliste, une aventure intime vraie au cœur de la mer qui malheureusement s’éternise un peu avec une fin que j’attendais plus épique.

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