My movie project (2013)

My Movie Project

Réalisé par Steven Brill, Elizabeth Banks, Steve Carr, James Duffy, Griffin Dunne, Peter Farrelly, Patrik Forsberg, James Gunn, Brett Ratner, Rusty Cundieff, Will Graham, Jonathan van Tulleken

Avec Anna Faris, Emma Stone, Halle Berry
Pays:  États-Unis
Genres : Comédie
Durée : 1 h 30 min
Année de production : 2013
5.5/10
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Catalogué comme une des pires comédies qui existent, récompensé à multiples reprises aux Razzie Awards, My Movies Project n’est finalement pas si mauvais que ça. Surfant sur de la débilité suprême, s’animant sur des sujets scatophiles, incestueux et tout autre tabous, finalement on esquisse pas mal de sourire! Sous couvert d’être monté comme un film, le format n’est finalement qu’un gros film à sketchs. Comme souvent, tous les segments ne sont pas équitables mais le faite de découvrir des histoires courtes et différentes passe finalement pas si mal.

Dès le premier segment, on se rend compte que le casting ne va pas être dégueulasse avec Hugh Jackman et Kate Winslet. S’enivront plusieurs parties avec Emma Stone, Chris Pratt, Naomi Watts ou même Gérard Butler grimé en Leprechaun! Quant aux rires, tout le monde n’est pas doté du même humour, ici il va falloir se contenter du plus haut degré d’humour pour pouvoir pleinement apprécier ces essais très bas de la ceinture.

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La première partie dévoile un Hugh Jackman couillu qui va avoir son premier rendez-vous avec Kate Winslet. La rencontre et le physique du personnage sont tellement improbables que la situation devient hilarante. Fallait y penser pour se greffer une paire de couilles au menton mais quand on sait qu’un des frères Farrelly se cache derrière cette farce, on ne peut plus s’étonner de rien. Belle texture de couilles au passage. Ensuite, viendra le segment sur l’éducation d’un adolescent par ses parents qui n’oublieront pas de l’humilier et de lui apprendre les prémices de la vie d’adulte. Tellement débile que c’est assez génial de voir Naomi Watts dans un tel rôle. Le troisième petit métrage encrera le film dans le scatophile avec un Chris Pratt détendu qui va jouer du laxatif pour séduire sa douce. Le final sera éclatant, heureusement que l’odorama n’existe encore pas. Seuls, les interludes avec Denis Quad ne sont pas très utiles. Les réalisateurs cherchent à lier le tout mais le film à sketchs s’assume très bien en tant que tel. Entre fausse pub (iBabe, Machine kids, Tampax) et mauvais segments (super-héros, menstruation) le film s’enlise en milieu de parcours, nous laissant penser que nous sommes dans une véritable bouse. Mais le film à sketchs a le mérite de nous laisser toujours dans l’expectative de nouvelles surprises. Ce qui sera le cas avec un petit sketch autour du Leprechaun, histoire de mêler un peu de violence avec un excellent Gérard Butler qui donnera la réplique à Sean William Scott. Quelques blagues de mauvais gouts plus tard, notre quota de gros nichons n’a pas été atteint et sera vite rétabli par la brillante interprétation d’Halle Berry qui ne se prendra pas au sérieux dans un très drôle Action ou Vérité. My Movie project se conclut sur un match de basket « clipesque » et inutile qui donnera un ton assez terne au final mais qui sera heureusement rattrapé par un ultime sketch post-générique très drôle, peut-être même le meilleur segment, mêlant un chat animé possessif et pervers!

Du bon, du mauvais, du scato, du nichon, My Movie Project est une succession d’essais d’humour très bas de la ceinture. Pour avoir été récompensé aux Razzies Awards, ce n’est pas si catastrophique que ça finalement!

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