Nightmare cinema (2019)

Nightmare Cinema

Réalisé par Joe Dante, David Slade, Ryûhei Kitamura, Mick Garris, Alejandro Brugués

Avec Mickey Rourke, Sarah Elizabeth Withers, Elizabeth Reaser
Pays:  États-Unis
Genres : Horreur, Film à sketches
Durée : 1 h 59 min
Année de production : 2019
5.5/10

Résultat de recherche d'images pour "This way to Egress de David Slade""Film à sketchs inégal comme à son habitude allant du bon court-métrage horrifique à l’essai médiocre qui se définit en qualité essentiellement par sa conclusion réussie ou non. La bande-annonce piochant dans ce qui a de meilleur dévoile un projet ambitieux, glauque et dynamique. La réalité est nettement moins salivante.

The thing in the Woods de Alejandro Brugués est le meilleur segment du film. L’attaque d’araignées extraterrestres est assez prenante et la mise en scène est de qualité. L’héroïne est très convaincante dans ce slasher doublé d’invasion de vilaines bébêtes aussi sympathiques que dispensables. L’aspect légèrement comique  7.5/10

Mirare de Joe Dante met en scène une jeune fille venue se faire retirer une vilaine cicatrice dans une clinique de chirurgie esthétique. Le segment pompe allègrement un épisode La quatrième Dimension mais venant de Joe Dante, on parlera plus volontiers d’hommage. On sent que la chirurgie va mal se passer au vu de l’ambiance froide qu’instaure le réalisateur et on apprécie cette noirceur qui nous conditionne à découvrir le pire. 7/10

Mashit de Ryūhei Kitamura ne va pas que vous faire crier Alléluia! Le diable va s’inviter chez un cardinal dans une possession démoniaque au sein d’une école catholique. Bordélique, bien gore, on s’amuse de voir ses enfants de chœur se faire déchiqueter dans un bain de sang sordide même si le scénario est un peu trop basique pour pleinement s’en satisfaire. 4/10

This way to Egress de David Slade tourné dans un noir et blanc profond et contrasté apporte une ambiance crade et bien sombre. On reconnait la patte du réalisateur de 30 jours de nuit avec des décors maculés qui nous plongent à travers l’esprit d’une jeune femme mentalement instable. La déambulation de la femme n’est pas inintéressante, le problème c’est qu’hormis l’ambiance, rien ne semble faire surface si ce n’est arriver vers une fin attendue. 6/10

Dead de Mick Garris est le segment le plus prévisible et déjà vu au cinéma avec un jeune homme qui a frôlé la mort et se retrouve entre deux mondes croisant vivants et morts. C’est sympathique mais ça manque de fulgurance et d’ambition même si la photographie reste comme sur la majorité des segments très satisfaisante, s’éloignant du travail d’amateur. 5/10

Le tout est lié par des interlude joué par Mickey Rourke en projectionniste. Les scènes n’ont n’ont aucun intérêt, Mickey Rourke n’y apparaît que quelques secondes et vu comment il a l’air de s’en foutre, ça reste totalement inutile. Mais bref, ça ne dure pas bien longtemps et ce n’est pas l’intérêt du film si ce n’est de faire venir une guest histoire d’introduire chaque segment.

Comme tous les films à sketch, il est toujours intéressant de comparer des idées de mise en scène par différents réalisateurs sur une thématique commune avec cette attente du prochain sketch en espérant qu’il soit toujours mieux que le précédent. Ce n’est pas le meilleur mais c’est loin d’être le plus mauvais film à sketches dans le genre horrifique.

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