Nightmare island (2020)

Nightmare Island

Réalisé par Jeff Wadlow

Avec Michael Peña, Maggie Q, Lucy Hale
Pays:  États-Unis
Genres : Science Fiction, Fantastique, Horreur
Durée : 1 h 50 min
Année de production : 2020
5.75/10

FANTASY ISLAND (2020) Movie Trailer 2: Lucy Hale & Portia ...Entre une île aux pouvoirs inexpliqués (Lost) et des super-soldats à l’huile noire (X-Files), le projet avait de quoi faire bander tous les fans de fantastique. Adaptation de la série l’île fantastique, le concept de revenir sur l’île maudite était la bienvenue, le résultat est une autre paire de manches. Même si le potentiel est là, le résultat reste assez décevant par une déconstruction d’un mythe bancale aux rebondissements incessants. Des choix souvent discutables, tout comme cette volonté de traduire le titre anglais par un autre titre anglais qui veut dire son contraire!

L’idée d’une île qui exauce les fantasmes sous certaines conditions apporte beaucoup d’idées intéressantes, parfois même un peu trop dense et contribue au développement des personnes et de leurs relations. On est rapidement captivé par le mystère de l’île et les personnages même si très anecdotiques apportent une histoire individuelle non déplaisante. Les deux faux frères sont assez drôles et réussissent à rendre certaines scènes dynamiques grâce à leur entrain, ce qui ne sera pas le cas des autres invités de l’île. M. Roarke interprété par Michael Peña manque de charisme pour remplir les fonctions de son rôle mais petit à petit le costume blanc aidant, on s’habitue au maitre des lieux. Sur la majorité du métrage, on est sur un divertissement honorable et assez original mais le dernier quart du scénario s’enfonce dans un marasme délétère sans queue ni tête. Quant à la profondeur des dialogues, on reviendra!

Vendu à tort comme une adaptation horrifique, les fans du genre sembleront blasés de ne voir que quelques gouttes d’hémoglobine et un pauvre boogeyman mal filmé tandis que les fans de la série n’y verront qu’une adaptation camouflée par un gros budget manquant cruellement de consistance. L’énigmatique M. Roarke viendra faire des entrées et sorties pour dérouter l’intrigue par le biais de dérives scénaristiques assez puantes qui décrédibilisent tout ce qui avait jusque-là été entrepris. En réalité, Nightmare Island est un film à potentiel au niveau des thématiques sur la culpabilité, la vengeance et les relations humaines et qui, au final, va trop loin dans la débauche, pour en devenir décevant. Un unique twist final sur un lien commun entre les individus (Nick « le brulé ») aurait été suffisant et efficace, sans chercher la surenchère. Dommage, le produit donnait envie!

Un film intrigant et pourtant qui se casse totalement la gueule sur sa conclusion. Jenga!

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