Pacific Rim (2013)

Pacific Rim

Réalisé par Guillermo del Toro

Avec Idris Elba, Charlie Hunnam, Charlie Day
Pays:  Canada,   États-Unis
Genres : Action, Aventure, Science Fiction
Durée : 2 h 10 min
Année de production : 2013
6.5/10

Vite, vite que ma critique tombe, car plus j’attends et plus le film vieillit très mal en tête. Quand j’entends encore raisonner les critiques de Sucker Punch qui reprochaient le film d’être une grosse démo de jeu alors que derrière il y a une histoire a multiples interprétations, qu’allons nous entendre sur Pacific Rim?

Oui le dernier Guillermo Del Toro n’est qu’une grosse démo de jeux vidéo de deux heures dans la flotte et sous la pluie, dénué de scénario, sans aucune réflexion autour des personnages, ou de l’intrigue.

Mais ne cachons pas notre geek attitude. Nous qui sommes happés au quotidien entre internet, blockbusters et jeux vidéo, nous ne bouderons pas le plaisir de voir des robots géants s’attaquer à des aliens tyranniques. Le déplacement dans les salles obscures est mérité, mais derrière le spectacle, voir l’attraction qu’est le film, y a pas grand chose à retenir. Les quelques tentatives d’humour sont ratées, et aucun des personnages ne m’a emballé, faut dire qu’ils jouent aussi bien qu’une chaise, et le « Requin » aux dents en or interprété par Ron Perlman est franchement dispensable, bien qu’on apprécie sa carrure.

Après une introduction aussi didactique qu’expéditive, le film enchaînera son lot de coup de poings, sans suspens et sans grand rebondissements, si ce n’est ceux des robots au milieu du tarmac. La dramatique autour de la fin du monde est nulle, elle n’apparait que très peu et finalement que les « Kaiju » ou les « Jaegers » gagnent on s’en tape, l’essentiel est de voir un gagnant, tel un bon vieux jeu de baston.

Les effets spéciaux sont aboutis, on en prend plein la gueule. Entre les robots de Capitain Sky et le monde de demain (en plus hi-tech), et les monstres de Cloverfield (en plus animalier), on mélange bien les genres, et on s’amuse à voir des villes totalement détruites sous leurs passages percutants à grandes échelles. Mais Michael Bay a tout aussi révolutionné les effets avec ses Transformers que ce film. Et encore il le fait plus discrètement en intégrant plus d’images réelles, sans s’oublier dans du tout numérique comme ici, nous poussant au limite du film d’animation.

Un film que j’achèterai en bluray, histoire d’amortir mon home-cinéma, mais qui s’éloigne de l’univers du cinéma mexico-espagnol de Del Toro. Un pur film pop-corn, même s’il arrive au bout d’un moment à devenir redondant par sa linéarité, excepté si on compte les combos.

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