Part des anges (La) (2012)

La Part des Anges

Réalisé par Ken Loach

Avec Paul Brannigan, Siobhan Reilly, John Henshaw
Pays:  Belgique,   France,   Royaume-Uni,   Italie
Genres : Comédie, Drame
Durée : 1 h 41 min
Année de production : 2012
8.5/10

En voilà un de film qui fait du bien à voir, un effet euphorisant (feel-good movie) qui laissera le sourire sur toutes les lèvres des spectateurs qui sortiront de la salle. Sans être hilare, ce film est véritablement drôle, nous mêlant au sein d’un petit groupe en pleine rédemption suite à des petites erreurs du passé. Rien que l’introduction avec Albert (Gary Maitland) sur le quai de la gare, nous plonge direct dans un film à la fois absurde et touchant. Chaque personnage apporte son caractère, sa fraicheur et surtout son accent écossais à couper au couteau. Même si le film s’oriente essentiellement sur Robbie (Paul Brannigan), on appréciera les autres intervenants, surtout le fameux crétin looser dit Albert. Un personnage haut en couleur, avec un physique d’idiot, qui n’oubliera pas de nous faire véritablement rire.

Au départ, on est dans le social avec un jugement, une mise à l’épreuve avec des travaux d’intérêts généraux, puis on est contre-balancé sur de la dégustation de whisky, jusqu’à en visiter une distillerie. Rien de très appétissant là-dedans (excepté si on est amateur de whisky). Quand on voit ça, on se dit qu’on ne va pas tarder à sortir de la salle, mais on repense toujours à cette introduction hilarante. Puis le héros va s’intéresser à son nouveau hobby et arrive à intéresser le public jusqu’à suivre avec un certain attachement la totalité du groupe. Roger Allam (le méchant de Speed Racer) se mêle au groupe, nous laissant entrevoir un personnage de confiance, qui va aider (ou pas) le groupe de jeune écossais. Son coté british lui va superbement bien, surtout dans le monde très huppé qu’il côtoie.

L’arnaque qu’entreprend le groupe nous rend dépendant et donne un véritablement sens au film. La cuvée la plus cher du monde deviendra la nouvelle cible des amateurs de whisky. On est loin de l’attaque de Ocean’s Eleven mais finalement on s’y intéresse tout autant et finalement peu importe le casting, si les personnages sont présents et attachants ça fonctionne aussi.

Ken Loach, humaniste, croit dans les capacités de l’être humain de se ressaisir et de trouver un nouvel élan. Il joue avec ses personnages et aime les défendre. Le film repose essentiellement sur eux, et c’est une belle réussite. Tout en finesse et en drôlerie, cette œuvre british plongera le spectateur dans un nouveau monde (L’écosse et le whisky) assez inédit au cinéma.

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