Perfect blue (1998)

Perfect Blue

Réalisé par Satoshi Kon

Avec Rica Matsumoto, Junko Iwao, Shinpachi Tsuji
Pays :  Japon
Genres : Animation, Thriller
Durée : Durée inconnue
Année de production : 1997
8/10

Au vu de la bonne réputation de l’anime, ça fait un moment que je voulais le voir, mais le challenge BoM m’a enfin pousser à le voir plus rapidement et c’est franchement bien. Au départ, j’étais assez récalcitrant avec un graphisme pas toujours harmonieux surtout avec le personnage de Rumi qui se retrouve avec des yeux de merlan frit et le fan avec un sourire assez inquiétant. L’animation est elle aussi parfois statique, mais le scénario rivalise hautement face aux graphismes et à cet aspect technique qui fait tâche (bien qu’avec le recule, le film garde sa signature avec un tel coup de crayon).

Débutant comme un teen-movie au graphisme de « Juliette Je t’aime », Satoshi Kon impose son thriller psychologique avec brio, laissant glisser petit à petit le spectateur dans le délire de Mima. A force de chahuté notre cerveau, il arrive à nous faire partir dans sa folie, ne sachant plus ce qui est réel ou fictif. On a beau tenter de se raccrocher à du réel, on se retrouve à chaque fois trompé dans un tourbillon de sensations contradictoires. La scène du viol, filmée pour un tournage devient préoccupante, et là aussi on se demande si un souvenir douloureux ne remonte pas à la surface. C’est parfois violent, sanguinolent mais toujours psychologiquement percutant. C’est brillamment mis en scène sans prendre le spectateur pour un idiot. La musique elle aussi est bien choisie, et met mal à l’aise, et rend le film encore plus aboutie.

Film d’animation percutant qui inspirera/influencera des grands noms comme Darren Aronofsky avec Black Swan et Requiem for a Dream. Un anime pour adulte traitant la folie et la métaphore schizophrénique de façon intelligente.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.