Psychose (1960)

Psychose

Réalisé par Alfred Hitchcock

Avec Anthony Perkins, Vera Miles, John Gavin
Pays:  États-Unis
Genres : Drame, Horreur, Thriller
Durée : 1 h 49 min
Année de production : 1960
9/10

Y a pas à dire mais on est bien face à un des plus grand film du maitre du suspens.

Je pensais que la revision serait difficile en connaissant le twist final mais ca se regarde toujours aussi bien. En redécouvrant le film, je cherchais à savoir comment je n’avais pas pu trouver la faille la première fois, mais je crois que c’est impossible de la trouver avant qu’elle ne soit dévoilée. A un moment je l’ai entraperçu mais quand Norman parle avec sa mère dans sa chambre et qu’il la porte dans les escaliers, on ne peut plus y croire. Et même en connaissant le film et sa fin, il reste toujours aussi jouissif avec une conclusion psychodramatique brillante sur le sort de Norman Bates.

Le film va à l’essentiel. Souvent le cinéma d’Hitchcock prend son temps et arrive sur de très longs formats. Psychose développe son intrigue très rapidement, chaque personnage est utile à l’enquête et on appréciera l’humour détourné toujours présent d’Hitchcock. Comme par exemple, la scène de la voiture dans les marécages est sensationnelle avec ce petit arrêt de la voiture additionné au sourcillement de Bates.

Anthony Perkins, et son visage d’ange est un acteur remarquable. Sa performance le rend aussi beau qu’hypnotique, il arrive à nous faire aimer ce personnage, cet anti-héros qui saura garder son secret jusqu’au bout. Ayant connaissance du remake, enfin du copier-coller de Gus Van Sant, je viens de voir qu’il existait deux suites avec le même acteur, dont un réalisé par ses soins et une même une quatrième, et même si méconnu et certainement loin du chef d’œuvre de Hitchcock ca me donne bien envie de me relancer dans le Motel de Bates en attendant la série de 6 épisodes au mois de Septembre.

Le tournage de la mort de Marion Crane se fit en sept jours (1/3 du du tournage) et 70 prises différentes pour seulement 45 secondes de plans rapidement enchaînés. Cout de la scène 62 000 $. Cela montre bien le pointillisme et la rigueur du réalisateur. Et c’est presque dommage d’être aussi rigoureux pour une telle scène et de bâcler la mort de l’inspecteur quelques plans plus tard. Car franchement sa descente dans l’escalier sonne bien faux. C’est la seule scène qui en devient presque drôle au lieu d’être dramatique.

Musique culte et efficace, décor grandiose au sein d’Universal Studio, image en noir et blanc subliment contrasté, on peut le dire nous avons ici un grand film d’un grand homme.

Un œuvre indémodable. Un chef d’œuvre.

 

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