Pulp Fiction (1994)

Je danse avec Mia

Pulp Fiction

Réalisé par Quentin Tarantino

Avec Tim Roth, Amanda Plummer, Laura Lovelace
Pays:  États-Unis
Genres : Crime, Thriller
Durée : 2 h 34 min
Année de production : 1994
7.75/10

Je crois l’avoir vu à l’époque lorsqu’il sortait de Cannes, j’étais jeune et encore puceau et j’avais un gout très mitigé du film avec le peu de souvenirs que j’en avais (même pas sur de l’avoir vu entier). J’ai repassé donc le cap de la (re)vision vu que le label « Tarantino » brille de plus en plus avec les derniers films que j’ai vu du bonhomme même si l’aspect copier-coller du monsieur ne me plait pas toujours (enfin qui ne s’inspire pas).

Alors quand on dit que les films de Quentin sont bavards, ce n’est pas une légende, pendant 45 minutes (du début) les personnages s’installent c’est pas très rythmé et y a des dialogues des fois bien chiants, ce qui fait de ce film pas une œuvre parfaite à mon sens (surtout sur certains propos futiles du duo Jules & Vincent dont les pratiques ancestrales des massages de pied). De plus Mia aurait mérité plus d’importance dans le film (affiche trompeuse) au vu de sa stature et de sa position vis-à-vis de Wallace.

Le scénario se déroule sur moins de 24 heures. Nous quittons Travolta vivant, alors qu’il mourra quelques heures plus tard. Les scènes sont mélangées pour tenter de faire reconstituer le film aux spectateurs, mais je sens bien que cet artifice a été trouvé au montage car malheureusement il manque un lien entre l’histoire de Willis et l’histoire de Jules & Vincent. On comprend bien ce qui se passe, on suit chaque protagonistes et leurs croisements malheureusement une petite faille scénaristique nous laisse un trou dans cette journée bien remplies. Un simple lien entre eux me manque même si il n’empêche aucunement la compréhension de l’histoire, ou alors le second acte aurait pu ne pas exister non plus, même si il reste bien génial avec un Willis qui va prendre le risque de se faire buter pour une montre!

Alors que le flash-back a été depuis longtemps utilisé, le film s’ouvre sur une scène reprise à la fin du film comme l’a instauré Citizen Kane (ben ouai les gars je peux sortir de la référence!). La réalisation reste très correct, avec des plans joliment bien positionnés (vu du coffre, vu subjective de victime..). L’image par contre sur la version que j’ai vu était assez piquée, mais vu que c’est pas la version HD je ne sais pas si c’est la pellicule du film qui rend ainsi ou la version de mon film.

Beaucoup trouve la scène de Christopher Walken longue et inutile. Pour ma part j’ai tout autant adoré le personnage que les dialogues. C’est excellent et il a la palme de la meilleur réplique d’ailleurs. Tarantino fait son gros caméo, il fait tout jeune, tout timide mais je l’aime bien en acteur de seconde zone. John Travolta enfile un de ses meilleurs rôle, c’est la première fois que je vois le charisme du scientologue. Ca me donne presque envie de me faire pousser les cheveux et acheter la boucle d’oreille. Quant à Samuel L. Jackson que j’aime pas particulièrement m’a convaincu ici. Uma, ah Uma aurait du coucher plus pour être plus à l’écran. Harvey Keitel, lui a la classe.

Alors oui Pulp Fiction modifie la chronologie du film, la fin est au milieu, et le milieu est à la fin, mais un segment manque.
L’histoire sur le papier est simple mais remanier avec brio par Tarantino qui rattrape son film avec un début bavard en un film captivant et une bande original culte et entrainante qui met bien la pêche.

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